‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 466 sur 473 · Ibid., t. CCXC1V, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCXC1V, p

4. Servient à Croissy, le 16 octobre 1685 (ibid., t. CCXCVII, p. 217-220).

5. Le duc d'Estrées au roi, le 26 mars 1686 {ibid., t. CCXCVI1I, p. 122-130).

cour au duc. Et au mois de septembre, ayant eu le temps de changer de désirs, elle dit au comte de Sanfré, gentilhomme de la chambre de l'électeur de Bavière, « que, présentement que Bude était pris, il fallait songer à faire la paix avec la Porte, pour porter les armes de l'empire contre la France l ». En février 1687, le pape fit de grandes instances auprès d'elle pour qu'elle renonçât à son immunité2; il voulait profiter de la mort récente du duc d'Estrées, pour attaquer et supprimer les immunités des ambassadeurs des princes étrangers. Pour lui être agréable et pour blesser Louis XIV, elle renonça aussitôt à son quartier, se réservant toutefois l'immunité de son logement et du logement de tous ses domestiques. D'après le cardinal d'Estrées, <r elle en conservait pour le moins autant et peut-être plus qu'elle n'en quittait3 ». Le 14- mars, ce cardinal écrivit au roi que le billet par lequel la reine Christine avait renoncé à son quartier, avait été « universellement désapprouvé ». « Le cardinal Azzolin, ajoutat-il, avec lequel il a été concerté, n'a osé le défendre et s'est excusé, me disant qu'il en avait fait supprimer un autre bien plus extravagant. » Néanmoins le pape fut mécontent des réserves qu'elle avait faites, et il se plaignit du grand nombre de patentes de familiarité qu'elle avait données à des particuliers. La reine, de son côté, devint furieuse de ce mécontentement du pape. « Voilà, dit le cardinal d'Estrées, ce que les respects et les déférences acquièrent auprès du pape4. » Quelques jours après, un vendeur d'eau-de-vie ayant été arrêté à trois cents pas du palais de cette reine, elle en fut si blessée, qu'elle se repentit de l'abandon qu'elle avait fait de son quartier, et qu'elle loua publiquement la conduite tenue par le cardinal

l.Le duc d'Estrées au roi, le 17 septembre 1G86, (Correspondance de Rome, t. CCCf, p. 263-273).

2. Le cardinal d'Estrées au roi, le 12 février 1687 (tfeirf., t. CGCIII , p. 23-26).

Page 1