‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 467 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

d'Estrées dans l'affaire de l'immunité du palais Farnèse *. A en croire le cardinal d'Estrées, sa colère contre le pape stait telle au mois d'août 1687, qu'elle désirait le succès de M. de Lavardin 2 ; et cependant, un mois après, le pape, fuivant sa coutume à pareille époque, lui fit un envoi de éruits3.

Le 5 novembre, Lavardin écrivit de Sienne à Louis XIV que la reine de Suède lui offrait tous ses services, notamment de faire passer sous son nom toutes les hardes qu'il voudrait envoyer au palais Farnèse. Il n'accepta pas. Elle souhaitait de rentrer dans les bonnes grâces du roi, parce que le pape avait commandé que l'on arrêtât le jeune marquis del Monte, son domestique, ce que toutefois les sbires n'avaient pas encore osé exécuter 4 . Le 27 décembre, Louis XIV permit à Lavardin de voir la reine de Suède chez elle*. Le pape voulait-il reconquérir les amabilités de la reine, ou celle-ci ne les lui avait-elle pas retirées, tout en faisant sa cour à Lavardin? Toujours est-il que le cardinal d'Estrées écrivit au roi, le 16 décembre, que le pape venait d'envoyer à cette princesse « un présent de faisans et de gelinottes à la mode de ce pays-ci 6 ». Ce qui ferait croire que la reine était toujours bien avec le pape et qu'elle jouait Lavardin, c'est que le cardinal Azzolini était toujours à cette même époque acharné contre la France7.

En février 1688, le cardinal d'Estrées envoya un mémoire à Louis XIV, sur les rapports que l'on pouvait avoir avec la reine de Suède. Il y déclara qu'il n'avait aucune confiance dans les avances qu'elle faisait à M. de

l.Le même au même, le 2 avril 1687 (Correspondance de Rome, t. CCCIII, p. 250-262).

2. Le même au même, le 5 août 1687 (ibid., t. CCGV, p. 8-17).

3. Le même au même, le 23 septembre 1687 (ibid., p. 241-^65).

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