Ibid., t. CGLXXI, p
4. L'abbé de Servient au cardinal d'Estrées, le 15 avril 1082 [ibid., t. GCLXXX, suppl. de 1682, p. 290-293).
5. L'abbé de Servient à Mgr (de Croissv), le 14 janvier 1683 (ibid., t. GCLXXXVI, 1er suppl. de 1683, p. 12-15).
aux papes dont la puissance vient de Dieu, les états généraux, disait-il au cardinal d'Estrées, auraient lieu de prétendre le même avantage sur les rois1 . »
Dans la dépêche du duc d'Estrées au roi, le 23 septembre 1682, on lit : « Le pape voulut reparler du concile de Lyon et entrer en matière sur la régale; mais il en demeura là, sur ce que je lui dis qu'outre que M. le cardinal d'Estrées était chargé de cette affaire, je ne trouverais pas mon compte d'en parler avec Sa Sainteté, dont l'intelligence en toutes choses était bien au-dessus de la mienne. » — Le duc n'en croyait rien, mais il jouait son rôle. — « Elle me répondit : Non sapiamo grand? cosa délia régal lia, e nonne habbiamo sentito parlar che da qualche a uni in quà, che sono nate queste differenze- Cet aveu est sincère et fort véritable, car assurément Sa Sainteté a très peu de connaissance de cette affaire, aussi bien qu'Azzolinet Favoriti. » — Le 12 novembre, le duc écrivit aussi que « l'esprit du pape s'attachait avec tant de facilité à des choses vaines et auxquelles un autre ne ferait pas seulement la moindre réflexion. » Dans sa dépéche du 5 juin 1685, le duc en donna un exemple. Il s'agissait d'un bref dans lequel le pape accordait au roi et aux princesses de la cour la permission de faire dire une messe à deux heures de l'après-midi ; le pape fit ressortir que la permission était aussi étendue aux reines et que cela était bien juste, « puisque les rois et les reines étaient duo incarné una 2 .» — Le 30 avril 1686, le cardinal d'Estrées manda au roi que, dans une audience accordée au résident de Savoie, le pape « fit lui-même pendant plus d'une heure l'éloge de sa propre conduite et de ses actions, et l'assura que le monde ne durerait plus que cent cinquante ans, en lui expliquant quelques prophéties de l'abbé Joachin 3. »
1. Le cardinal d'Eslrées au roi, le 7 mai 1682; (Correspondance de Home, t. CCLXXX1II, p. 212-250).