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de ses connaissances théologiques l'empêchait de voir les questions dans leur vrai jour : delà des lenteurs, des irrésolutions non moins grandes que ses variations; elles n'étaient pas seulement le résultat de ses tactiques diplomatiques, mais encore et surtout de son tempérament indécis et versatile, de son esprit superficiel, paresseux, et de son caractère égoïste.
En novembre 1676, le cardinal d'Estrées croyait encore aux bonnes intentions du pape ; mais déjà même il se plaignait des défauts susdits, et constatait que le cardinal Gibo souffrait aussi de cette lenteur et de cette irrésolution1. Dans son mémoire du 30 décembre 1676, l'abbé de Servient accusa aussi le pape de lenteur2. Dans un post-scriptum daté du 20 janvier 1677, le cardinal d'Estrées avertit M. de Pomponne que sans Favoriti les scrupules et les irrésolutions du pape seraient encore plus considérables; qu' «ils semblent s'accroître plutôt que de s'affaiblir ; » que le cardinal Rospigliosi l'a activé dernièrement, mais que néanmoins « il aurait besoin souvent de nouvelles couches3. » D'après une lettre de l'abbé de Servient, adressée le 13 octobre 1677 à M. de Pomponne, le pape, dans le discours qu'il prononça au dernier consistoire, manifesta lui-même du repentir d'avoir passé la première année de son pontificat sans avoir rien fait, et déclara vouloir agir désormais4.
Le 12 décembre 1679, le duc d'Estrées écrivit au roi : « Il est fort aisé d'arrêter le pape, mais très difficile de lui faire prendre une résolution5. » D'après le duc, le pape était homme à garder deux ans et demi un papier sur sa table e. D'après le cardinal d'Estrées, « l'esprit du
1. Le cardinal d'Estrées à M. de Pomponne, le 17 novembre 1676 (Correspondance de Rome, t. CCXLV1II, p. 65-79).