‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 84 sur 473 · Ibid., t. CCLXVI. p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXVI. p

i. Ibid., p. 120-130.

•r>. Ibid., t. CCLXXI, r- 119-135.

quoi le pape a répondu qu'absolument il n'en choisirait aucun de ces trois-là; de sorte que les voilà bien commis, si l'un des deux ne se relâche tout à fait de sa prétention l. y> On lit dans une dépêche du même, datée du 9 juillet : « Le résident de M. le duc de Parme, qui dîna avant-hier avec nous, me dit qu'il ne voyait jusqu'à cette heure aucun jour à l'accommodement de l'affaire qu'il y a entre lui et le pape pour remplir l'éyêché de Plaisance ; que son maître ne se désisterait jamais de l'un des trois sujetsqu'il avait présentés à Sa Sainteté, selon que les prédécesseurs l'avaient toujours fait et l'avaient obtenu de ceux du pape ; qu'il avait témoigné assez de complaisance pour Sa Sainteté, lorsqu'il avait été question de celui de Parme, en se relâchant de certaines choses qu'il ne devait pas j et que Sa Sainteté de son côté s'était déclarée qu'elle ne recevrait jamais aucun des trois sujets présentés par M. le duc de Parme2. » — Ces faits inspirèrent au cardinal d'Estrées les remarques suivantes, à l'occasion de la partialité que le pape manifesta contre la France et contre Louis XIV dans l'élection du Père Charles comme général des carmes déchaussés : « M. le duc d'Estrées convainquit le pape avec beaucoup de raison sur ce point, en lui alléguant l'exemple du duc de Parme, lequel ayant refusé un évêque que Sa Sainteté avait nommé pour cette ville et s'étant opiniâtre à ne le pas souffrir, le pape se résolut de l'envoyer ailleurs et de choisir un autre qui ne lui fût pas désagréable. Il ajouta aussi jusqu'à cette heure qu'il n'avait pu en établir à Plaisance, parce que ce petit prince n'agrée pas ceux que le pape avait dessein d'y établir3. »

De tout ce qui précède il résulte évidemment que, dans l'ordre temporel, Innocent XI se considérait comme le chef suprême de la chrétienté, auquel tous les rois et les

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