‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 106 sur 268 · Ibid., le nonce au cardinal Chigi, 4 août · texte numérisé non relu

Ibid., le nonce au cardinal Chigi, 4 août

3. Ibid,, le cardinal Chigi au nonce, 10 juillet, loc. cit. On allait jusqu'à lui reprocher de s'être rendu à l'audience pontificale « en casaque » et non pas « en manteau ». Voir A. E., fonds français 1837. Mémoire sur le traitement des ambassadeurs, déjà cité.

k. Ibid., le cardinal Chigi au nonce, 17 juillet.

Dès le 30 juin, il y avait quelque hésitation dans l'esprit de Louis XIV. Il appréciait les inconvénients d'une semblable discussion, il aurait su gré à M. de Créqui de l'éviter par un peu de condescendance, et il le lui faisait entendre avec tous les ménagements du monde : « C'est pour le motif du zèle de ma gloire que vous n'avez point voulu entrer en aucun tempérament sur la première visite qui vous est due par les parents séculiers de Sa Sainteté, car au reste, je vois fort bien qu'il vous serait personnellement avantageux, pour assurer le bon succès de vos négociations, et trouver moins de difficultés en toutes choses, que vous eussiez d'abord gagné la bienveillance du pape par quelque complaisance en une matière qui doit fort toucher Sa Sainteté. Je veux croire que c'est une affaire qui, de façon ou d'autre, sera maintenant achevée. Si elle ne l'était pas, je serai bien aise de savoir en particulier quelles sortes d'expédients on vous avait proposés pour l'ajuster *. » C'était une invitation assez claire à une combinaison pacifique, mais il faut ajouter qu'avec une loyauté fort rare chez les gouvernements, le roi cherchait à couvrir son ambassadeur en faisant dire au nonce que M. de Créqui n'avait pas la liberté d'agir autrement, d'après les ordres qu'il avait reçus 2. Au fond il eût désiré que M. de Créqui fût moins Apre dans sa prétention et lui suggérât même quelque bon moyen de sortir d'affaire.

Il gardait en outre beaucoup de doutes sur son droit, et au moment même où il signait les dépèches que nous venons de citer, il chargeait M. de Lionne de consulter un des précédents ambassadeurs à Rome, le maréchal d'Estrées 3, qui avait représenté Louis XIII près le Saint-

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