Ambassadeur en
été « rencontré » par les neveux de Grégoire XV, lorsqu'il vint à Rome en 1623, puisque cet ambassadeur ne fit point d'entrée solennelle, le pontife étant alors à toute
extrémité. .
Alais le document majeur fut la réponse du maréchal d'Estrées à la lettre de M. de Lionne : elle détruisait de fond en comble la démonstration de M. de Lnzarche et le système de la Cour de France. Le maréchal apporta luimême à Louis XIV le registre de ses dépèches, et Sa Majesté put vérifier par elle-même, « ainsi que vous le verrez, écrit-il à M. de Créqui, dans la copie que je vous adresse de la lettre qu'il en écrivit au feu roi mon père, qu'il visita sans difficulté le prince de Sulmone, neveu du pape, au sortir de chez le cardinal Borghèse, sans que ledit prince Borghèse lui eut fait auparavant d'antre civilité que d'cnvover un de ses carrosses à sa rencontre ». Bien plus, M." d'Estrées déclara n'avoir pas hésité un moment à accomplir cet acte de courtoisie « ayant su que les ambassadeurs qui l'avaient devancé dans cet emploi, MM. de Brèves l et de Trenel 2, en avaient usé de même ». Le Mémoire de Luzarche se trouvait ainsi démenti 3, et la Cour de France, faute de précédents, en était réduite à mettre en avant des considérations générales ou des analogies subtiles dans ses discussions avec le nonce, qui repoussait complètement, par d'autres inductions, les arguments de ses interlocuteurs.
Dans cette situation, le roi, extrêmement mal satisfait d'avoir été imprudemment embarqué par M. de Luzarcbe, résolut de sortir de ce mauvais pas sans s'obstiner davantage contre ce qu'on pouvait considérer « sinon comme le droit, du moins comme la possession des parents du pape ». Il écrivit donc en ce sens une longue dépêche au dur de Créqui : il y exposa d'abord l'état de La question, puis La