‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 113 sur 268 · Arch. Vat., loc. cit., 31 juillet · texte numérisé non relu

Arch. Vat., loc. cit., 31 juillet

3. Ce récit de l'affaire de la patrouille ne se trouve pas au dossier des Archives du Vatican.

4. « Quella prudente toleranza cou la quale sanno esser mente nostra chc si camini fino un certo seg-no. » Arch. Val., loc. cit.. Chigi au nonce, 31 juillet.

le commandant s'assure que chaque soldat est approvisionné de munitions et autres choses nécessaires *. »

En outre, d'après des confidences ultérieures faites par des gens de la garde corse, le prince don Mario Chigi, rencontrant, quelques jours après l'affaire de la patrouille, une escouade de ces soldats, les aurait fait venir à la portière de son carrosse et leur aurait dit : « Canailles, ne savezvous pas vous servir de vos carabines? tirez et faites tout ce qu'il faut à la moindre chose qui arrivera, si vous ne voulez que je vous envoie dans une galère » 2; enfin, le cardinal Impériali leur aurait fait « tous les jours mille bravades de cette nature » °.

Ce lut peu de temps après que le duc de Créqui reçut la dépèche du roi en date du 14 juillet qui ne lui permettait plus d'hésiter à faire la première visite aux parents du pape. Cet ordre lui était donc d'autant plus pénible à exécuter. En outre, dans l'intervalle, il avait eu de Sa Sainteté une nouvelle audience le 28, et le bruit courait dans Rome que le pontife l'avait fait attendre trois quarts

1. A. E., Rome, 146. Nouvelles de Rome, 5 août, f° 12. — L'ambassadeur de Malte, M. d'Elbènc, confirme l'exactitude de cette information. « Il est constant, écrit-il à M. de Lionne, que les ministres du pape donnèrent ordre à ces Corses que si les Français ou les gens de la famille de l'ambassadeur les allaient attaquer, de se défendre et d'empêcher qu'il ne leur arrivât pas de même qu'à la patrouille. » A. E., Rome, 146, d'Elbène à Lionne, 4 octobre, f" 114.

2. Dépêche de l'abbé Strozzi, résident de France à Florence, au duc de Créqui. en date du 29 août 1662. Cette pièce est citée in extenso dans le livre de Régnier Des Marais. (Preuves, p. <i.) La Cour de France fil grand bruit 'lu propos attribué ainsi à don Mario par les Corses : le roi le rapporte dans sa lettre à la reine Christine en date du 16 septembre (A. E., Rome, supplément, 149, l '" 78). Ces paroles plus ou moins authentiques en cette forme mais d'accord avec les ordres rapportés par la Feuille de» nouvelles de /{<>/>/<■, en date du à août (citée plus haut), ont été en grande paiiir cause de l'animosité du gouvernement Français contre don Mario. Il % est fait souvent allusion dans la correspondance. Voir aussi le Cardinal de Retz, par Cbantelauze, p 96.

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