‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 114 sur 268 · A. I'.. Rome, supplément, 149, <l«-j. cit · texte numérisé non relu

A. I'.. Rome, supplément, 149, <l«-j. cit

d'heure dans son antichambre ' ; il est certain en tout cas que celte audience, demandée depuis longtemps, avait été retardée sous divers prétextes d'une façon assez peu

courtoise ~. On racontait encore qu'un des laquais de l'ambassadeur avait été arrêté la nuit par des sbires qui

affirmaient avoir eu à cet égard des ordres exprès de don Mario 3 ; des querelles se produisaient de temps ii autre entre les Corses et « des Fiançais de la basse famille » de M. de Créqui \ Enfin le nonce à Paris ne cessait de critiquer avec amertume la manière dont l'ambassadeur parlait au pape, disant, ce qui était inexact, que M. de Créqui ne comprenait pas l'italien 5, et marquant ainsi à son égard une persévérante malveillance.

Toutefois l'audience du 28 juillet se passa mieux qu'on ne le pouvait supposer dans l'état des choses c. L'ambassadeur remarqua chez le pape : a une manière plus ouverte que de coutume » et l'entretien fut très calme de part et d'autre. Il est vrai que M. de Créqui ne parla ni de Castro, ni de Comacchio, et se garda de revenir sur le cardinal Antoine et sur Maidalchini : la conversation roula sur la ligue des princes chrétiens contre les Turcs, en termes assez vagues, et sur le legs de deux cent mille écus attribués par Mazarin au Saint-Père pour les frais de la guerre contre les infidèles. On différait d'appréciation à Paris et à Rome sur cette question : le roi eût voulu qu'une somme considérable fût allouée à la République de Venise qui soutenait la lutte à Candie et ailleurs avec tant d'énergie et de si faibles ressources; le Saint-Siège préférait lever

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