‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 122 sur 268 · Rclazione. A. É., supplément, déj. cit., n · texte numérisé non relu

Rclazione. A. É., supplément, déj. cit., n

2. Relation véritable, etc., déjà citée, A. E., supplément, n° 35. — Lettre de Rome déjà citée : Gazette de France, n" déjà cité : ce dernier récit n est d'ailleurs que la reproduction de la Relation véritable, etc., envoyée par le duc de Créqui en annexe à sa dépêche «lu 21 août. — Récil non signé(À.E., Rome V 146 f" 41). « Si attacarno quattro Francesi e tre Corsi. » — Mémoire anonyme, (A. É., Rome, V, 146, P 45) : « les gestes ayant excité les paroles et par conséquent les injures ». — Autre relation anonyme (ibul., f° 46) : « venero aile mani e..,, le «,1e Bpade alcuni francesi -1. casa de! Bignor ambasciatore con i soldati corsi a capo di Ponte Sisto ».

une chose si fausse! tout Rome le sait et publiera bien le contraire l. » Cependant on ne voit point que l'opinion de Rome ait élé aussi formelle, et, bien plus, L'ambassadeur florentin Rinuccini, qui écrit le 21 aoùl d'après les bruits

de la ville, dit expressément que « des Français, serviteurs de l'ambassadeur de Sa Majesté Tics Chrétienne, ont provoqué les Corses sans cause » 2. Sans doute M. de Créqui est de bonne foi, mais comme, après tout, il pouvait ignorer en ce moment un détail que ses gens avaient intérêt à lui dissimuler, les uns par camaraderie, les autres par crainte de châtiment; comme, de plus, lui-même inclinait à croire que personne de sa maison n'était coupable, nous ne saurions ni accepter, ni repousser sa déclaration, faute de preuves catégoriques. Le véritable rôle des Français en question, aussi bien que leur qualité réelle, ne sauraient donc être déterminés avec précision. Nous allons voir au surplus que si la maison de l'ambassadeur est étrangère à la première agression, elle se trouve mêlée de la manière la plus fâcheuse au second épisode de la soirée du 20 août. Pour celui-ci il n'y a point de doute et tous les documents sont unanimes et concordants.

La rixe du Ponte Sisto, si peu intéressante d'abord, avait amené tout à coup des conséquences très graves : la foule s'était émue, et de nombreux fuyards s'étaient précipités soit à gauche du pont dans la rue Giulia le long des communs du palais Farnèse, soit en face, dans la via de' Pettinari et les ruelles adjacentes qui font suite au pont et remontent en droite ligne vers la place de la Trinité et la caserne des Corses. Il faut se représenter ce double flot de gens affolés semant l'alarme sur leur pas-

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