Ibir/., Créqui au roi, 28 août
•'. Racconto eompleôo, etc., loc. cit. — « Gon poche parole si é spedito », dép. de L'ambassadeur de Toscane, 26 août, déjà citée,
.;. \. É. loc. cit., Bourlemont à Lionne, 28 août.
k. Ihi'l.. Créqui au roi, 28 aoûl .
2G8 L AMDASSAU1-: DU DUC DE CKEQUI.
Don Mario, de son côté, prenait une fâcheuse attitude. Non seulement il persistait à ne se point présenter au palais Farnèse, mais encore il affectait de regarder l'incident comme une simple rixe provoquée par des torts réciproques, et n'en comprenait pas le vrai caractère, le seul qui eût préoccupé un homme d'Etat, à savoir la violation du droit des gens. Se plaçant au point de vue étroit d'un juge d'instruction appelé à déterminer les responsabilités, il fit dire au duc de Créqui par l'abbé Benedetti « que si M. l'ambassadeur désirait, l'on informerait de ce fait pour en faire justice, mais qu'il fallait qu'il agréât que l'on visitât les morts et les blessés, que l'on cherchât les auteurs du délit, etc. » *. M. de Créqui prit la chose de très haut, et lorsque don Mario envoya demander « qu'un caponotari vînt au palais pour voir les marques des coups qui avaient été tirés aux fenêtres » 2, il répondit en traitant « cette proposition de ridicule », et en ajoutant « que ce n'était pas par des formes de chicane qu'on réparait une offense de la nature de celle qui avait été faite » 3. Il y avait sans doute dans ces paroles quelque dédain de grand seigneur à l'égard des gens de robe, et M. de Créqui aurait pu montrer un peu plus de condescendance pour les formes de la justice : mais, d'autre part, comment don Mario, frère du pape, ministre des armes, en présence des excès commis par la soldatesque placée sous son autorité, n'a-t-il pas vu qu'il fallait offrir au représentant du Roi Très Chrétien des excuses autrement solennelles que celles dont son maître de chambre Ygurgeri s'était fait l'interprète auprès de l'ambassadeur, qu'un tel attentat exigeait avant tout une réparation éclatante, que c'était là une