Mémoire italien., A. É., Rome, 149, fol
4. L'ambassadeur de Toscane constate sans la désapprouver l'opinion du duc de Créqui à cet égard : « Il sig ambasciatorc tanto piu si conferma nella sua opinione che i soldati sieno per essere sostenuti per aver eseguito gli ordini che avevano », dép. du 26 août, déjà citée.
L AMBASSADE ET LE SAINT-SIEGE APRES L ATTENTAT. 27î>
Ils commirent aussitôt après plusieurs autres fautes qui ne peuvent s'expliquer que par l'agitation d'esprit où ils se trouvaient après l'attentat, par les plus fausses notions sur la portée réelle de l'événement, et par les défiances les plus inopportunes contre l'ambassade de France. L'envoyé de Toscane raconte que le capitaine des Corses osa traverser la ville, dès le 21, avec une vingtaine de soldats armés, et qu'il passa même au Campo de' Fiori, si voisin du palais Farnèse * : c'était une inexcusable infraction à la consigne, et l'abbé Salvetti, qui la mentionne dans son Mémoire justificatif, prétend vainement que Francbi était allé prendre les ordres de don Mario « avec sa suite ordinaire » 2. Une telle sortie, eu égard aux circonstances, avait tout l'air d'une bravade. Peu de jours après, on fit plus : les personnages connus par leurs sympathies françaises furent inquiétés par la police; des pèlerins français furent mis en arrestation sans motifs; le duc Cesarini, l'un des plus grands seigneurs de Rome, étroitement lié avec l'ambassadeur, chevalier du Saint-Esprit 3, et dont les intérêts avaient été toujours soutenus par le cabinet du Louvre, fut l'objet de mesures vexatoires sous le prétexte de quelques fournitures d'armes qu'il avait faites au palais Farnèse : « On a fait aller cette nuit, écrit le duc de Créqui le 26 août, la patrouille chez lui pour faire perquisition d'armes, et on a envoyé 1rs sbires à sa maison de campagne pour le même sujet. De sorte qu'il a été obligé de se venir retirer dans mon palais *. » (Tétait eu quelque sorte une