Relazioniy déj. cit.; Relation d'Angelo Correr, p
qu'un ambassadeur vénitien qualifie d'héroïque ', jusqu'à interdire à son frère et à ses neveux la résidence à Rouie. et cela pendant deux années consécutives 2; il proclamait comme une maxime « qu'athéisme et népotisme étaient compagnons » 3; il faisait frapper sur des médailles des mots indiquant sa séparation de ses proches; enfin le cardinal Pallavicini, avec l'agrément de Sa Sainteté, insérait dans son Histoire du concile de Trente (première édition) un éloge de la décision généreuse qui éloignait les parents du pontife de l'administration de l'Etat 4.
Il fallut malheureusement supprimer ce passage à la seconde édition du livre. Dans l'intervalle, la voix du sang avait parlé, des intrigues probablement fomentées par le frère et les neveux du pape s'étaient formées dans l'entourage. On lui représentait l'inconvenance de s'écarter des usages admis depuis si longtemps à Rome ; on lui disait qu'il serait bien pénible pour lui de se priver de la société des siens, que ses parents ne pouvaient pas vivre en particuliers dans une petite ville. Le recteur du collège des jésuites, le P. Oliva, qui fut depuis général de l'ordre, avait même, dit-on, estimé « que le pape commettait un péché en ne faisant pas venir auprès de lui ses parents, qui inspireraient plus de confiance que de simples ministres aux ambassadeurs étrangers et rendraient ainsi son gouvernement plus facile » 5. Bref, le pape fut circonvenu; peut-être au fond, ému en faveur de ses parents, désirait-il qu'on le pressât d'être moins sévère, et les courtisans ne firent-ils, en insistant, que chercher à se
1. Relazioni, etc. Rclazioni degV ambasciatori cïobbcdienza, p. 170.