Dép. de l'ambassadeur tic Toscane, 20 août, loc. cit
l'impossibilité d'accorder des satisfactions réclamées (rime manière aussi impérieuse, car le pape aurait eu l'air de
céder à la violence et non plus à l'évidence du droit.
Le Saint-Siège a eu, en ce moment, le mérite de faire un effort pacifique auprès de M. de Créqui pour l'amener a modifier son attitude.
Déjà, en dehors de la commission d'enquête dont nous avons parlé l, il avait institué une congrégation de cardinaux, chargée de rechercher les meilleurs moyens d'accommoder l'affaire. Sans doute il eût pu y nommer des personnages plus agréables à la France, et surtout n'y point placer Imperiali et Azzolini, dont les noms étaient particulièrement suspects à l'ambassade. Mais on ne saurait dire qu'une réunion composée des cardinaux Sacchetti, Franciotti, Corrado, Rospigliosi, Farnèse, Pio, et du secrétaire de la Chambre apostolique, M. de Rossi, fût systématiquement partiale, et méritât le dédain que le duc de Créqui fit aussitôt paraître. Sacchetti avait été le candidat français au dernier conclave ; Franciotti, il est vrai, ainsi que Pio, étaient insignifiants et flottants et Corrado avait des tendances espagnoles, mais Farnèse passait pour un prélat particulièrement vertueux, et sa parenté avec la maison de Parme, étroitement liée à la politique du Louvre, semblait devoir au moins l'incliner du côté français 2; Rospigliosi, secrétaire d'État, était un ancien ami de M. de Lionne, et notoirement sympathique à Louis XIV. Quant a M. de