Ibid., 28 août, loc. cit
5. « Sara dichiarato luogotcnentc générale delT armi il marchezo Mattei. » Dép. de l'ambassadeur de Toscane, 28 août, loc. cit. — Nous avons parlé du marquis Mattei au chapitre II, § IX. Sa conduite lui coûta son poste : « Il a été chassé par Sa Majesté impériale de son service, dit la Gazette de France (1662, 13 novembre, p. 1200), pour avoir pris, sans son sceu et son agrément, l'emploi qu'on lui a ici donné du commandement des armes, et le cardinal Colonna lui a défendu, de la part de Sa Majesté, de se mêler plus de ses affaires en quelque manière que ce puisse être ».
fut interdit à autre personne qu'au pape1. Plusieurs compagnies, venues en hâte de Yiterbe et de Velletri, furent placées aux portes de la ville, soi-disant pour empêcher d'entrer sous des déguisements religieux les gens qui venaient se mettre au service de l'ambassadeur 2. Enfin, une véritable persécution fut inaugurée contre le duc Cesarini, l'un des plus fidèles amis de la France : ses biens, meubles et immeubles, furent momentanément séquestrés, et sa personne même fut assez gravement menacée pour qu'il ait cru devoir chercher un asile, d'abord, comme on la vu, au palais Farnèse, plus tard à l'ambassade d'Espagne, et enfin quitter les États pontificaux. Le séquestre ne fut levé que le 15 septembre3.
La plupart de ces diverses décisions sont énumérécs dans le Mémoire écrit sous les yeux du cardinal Chigi par l'abbé Salvetti et que nous avons déjà cité. Le duc de Créqui, dans sa dépêche au roi en date du 2 septembre, les indique de même, mais, d'après son récit, elles eussent été beaucoup plus accentuées : « Il était entré, dit-il, dans la ville, 4 000 à 5 000 hommes de guerre, tant cavalerie qu'infanterie ;.. . je m'étais vu chaque jour investi d'un nouveau corps de garde ; . . . on en avait mis huit ou dix autour de mon palais qui s'étaient retranchés avec des râteaux dans toutes les rues qui y aboutissent;... on en avait posé deux devant le logis de M. le cardinal d'Esté;... on en avait encore mis deux autres, l'un devant la maison de M. le cardinal Antoine, et l'autre devant celle de M. le duc Cesarini, avec de pareilles barricades;... enfin, à moins d'entrer dans une guerre ouverte contre Votre Majesté, on ne pouvait pas faire des démonstrations qui en eussent davantage toutes les apparences... » 4. Vagnozzi ajoute qu'il était interdit aux hands de poudre d'en vendre aux gens de l'ambassade5;
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