Arch. Vat
personne d'un accident semblable à celui qui était arrivé à Rome à M. le duc de Créqui » !.
M. de Brienne, bien qu'il fut encore titulaire de la charge de secrétaire d'Etat pour les Affaires étrangères, n'avait pas pris part au conseil extraordinaire convoqué la veille et n'avait reçu mission d'avertir le nonce que par égard pour la hiérarchie 2. Aussi Mgr Piccolomini, connaissant sa situation effacée, n'entra-t-il avec lui dans aucune discussion : il se borna à lui exprimer son respect pour les volontés de Sa Majesté, mais en faisant observer qu'il était sans inquiétude à Paris sur sa propre sûreté, et que le roi ne pouvait vouloir chercher sur la personne du nonce les satisfactions auxquelles il avait droit; il demanda seulement à être entendu, et annonça qu'il se rendrait le soir même à Saint-Germain \
Il reçut dans cette journée du 30, le courrier de son gouvernement arrivé douze heures après celui de M. de Créqui *, bien qu'il eût été expédié également le 21. Persuadé, après la lecture des dépêches du cardinal Chigi, qu'il dégagerait aisément le Saint-Siège des accusations si promptement admises par le cabinet français, et atténuerait l'impression produite par les rapports de l'ambassade, il partit immédiatement en poste pour Saint-Germain, comme il l'avait dit à M. de Brienne. Mais il n'arriva qu'à minuit, et, pensant bien qu'il ne pourrait voir ni le roi, ni M. Le Tellier à une heure aussi avancée, il se rendit directement et sans se faire annoncer, chez M. de Lionne, qu'il espérait trouver debout. Celui-ci, en effet,