r<li. Vat., dép. du nonce, loc. cit
6. Résumé lu au consistoire <lu 25 septembre, déjà cité : « il giorno del :*1 viene lettere de] S1 <li Lionne, con reiterato ordine «Ici Re d'andarsene à Meaux ..
340 l'ambassade du duc du créqui.
sortir de Paris, ciuil n'acceptait p;is la relégation à M eaux
dans l'impossibilité où il était de s'y soumettre sans y être matériellement forcé. Brienne lui promit d'écrire au roi dans un sens favorable, en ajoutant cependant qu'il ne ferait rien avant de l'avoir vu partir !.
Louis XIV laissa quelques jours de répit au nonce, pour attendre des nouvelles de M. de Créqui et peut-être profiter de cette résistance au mieux de ses intérêts : « Je dissimule la chose, écrit-il à l'ambassadeur, et lui laisse faire ce qu'il veut parce que la conduite qu'il tient aggravera encore les justes sujets que j'ai de me plaindre de la Cour de Rome » 2.
Au surplus, le nonce ne resta pas longtemps à Saint- Denis. Il y était fort mal logé à l'auberge, et il prétend « que le mauvais air et l'eau du pays rendaient malades tous les gens de sa suite » 3. Quoi qu'il en soit de cette dernière assertion qui est assez invraisemblable, il se borna à expédier, de Saint-Denis, son courrier du 3 septembre qu'il confia à l'abbé Liberati, son auditeur, avec ses instructions verbales 4, puis il résolut, le jeudi, de se retirer à Gonesse au couvent des dominicains. L'apparition de 30 à 40 mousquetaires à cheval qui étaient entrés à Saint-Denis le matin de ce jour et qui semblaient surveiller ses mouvements ne fut sans doute pas étrangère à ce déplacement K.
La Cour voulait être informée de sa conduite. Elle savait