Dép. de Grimaui, 19 septembre, loc. cit
2. Arch. Vat. div. dép. du nonce (de Corbeil, le 14 septembre), vol. 121 et 123.
'.i. //>!>/., dép. de Montauri, Fontainebleau, 1G septembre, vol. 123. !\. Ibid», dép. du nonce du 24 septembre, vol. 121.
à demi par persuasion, il obtint cependant qu'on lui laissât prendre ses lettres, e1 même qu'un cavalier de l'escorte fût expédié à Saint-Germain pour porter à M. de Lionne les autres dépêches du portefeuille. Il joignit à cet envoi un billet où il se plaignait avec amertume au ministre d'une telle contrainte et du nouvel affront qui lui était fait par l'emprisonnement du messager du Saint-Siège. Ce* instances ne furent pas inutiles : bien que M. de Lionne eût renvoyé le paquet sans l'ouvrir, le messager fut du moins relâché, et le nonce assure même que le commandant des mousquetaires demanda, sur son désir, la révocation de l'ordre donné aux postes de retenir les courriers du pape *.
Le 20 ou 21, on arriva à Nevers. Là, Mgr Piccolomini, pour avoir un prétexte d'attendre, « fit rompre son carrosse ». Il avait appris en effet que le nouvel ambassadeur de Louis XIV à Venise, M. de Bonzi, évèque de Béziers 2, allait passer par Nevers où ses chevaux étaient commandés à la poste, et il souhaitait fort l'entretenir, espérant en recevoir « quelque bonne nouvelle ». Mais le carrosse fut réparé le 22, et il fallut partir en toute hâte : M. de Bonzi, qui voulait au contraire éviter cette entrevue, n'entra à Nevers que le lendemain 3.
Mffr Piccolomini s'arrêta le 24 à Varennes 4, et le 1er octobre il atteignait Lyon après avoir trouvé moyen, dit-il, de tirer de long de manière à faire durer dix-huit jours un voyage qui s'effectuait d'ordinaire en une semaine : « Je n'y suis parvenu, ajoute-t-il, qu'avec beaucoup de