Arch. Vat., dép. du nonce du 24 septembre, vol
2. G. de Bonzi, d'origine italienne, évêque de Béziers, ambassadeur à Venise de 1662 à 1664, puis en Pologne de 1664 à 1670. Créé à cette époque archevêque de Toulouse, il fut envoyé comme ambassadeur à Madrid, où il succéda au marquis de Villars, de 1670 à 1671.
3. A. É., Correspondance de M. de Bonzi, Venise, I, 82, 1662. Dép. du 23 septembre, datée de Nevers, n° 123.
4. Arch. Vat., dép. du nonce datée de Varennes, 24 septembre. Bien que la dépèche ne donne aucune indication sur cette ville et qu'il y ait plusieurs Varennes dans la Nièvre, il est certain qu'il s'agit ici de Varennessur-Allier, gros bourg de 2 400 hab., qui est situé sur la route de Lyon.
Deine : c'était sans doute prolonger ma captivité, mais je
)ensais avoir dans l'intervalle des réponses à mes deux
îourriers du 12'et du 14 ! » (de Gonesse et de Corbeil).
>on espoir avait été trompé, mais il n'avait pas perdu son
eraps ; malgré la surveillance dont il était l'objet, il avait
rouvé moyen de prévenir le vice-légat d'Avignon des nou-
elles inquiétantes qu'il avait reçues au sujet du Comtat
renaissin, d'envoyer quatre lettres à Paris à l'ambassadeur
e Venise et à d'autres amis; enfin, en passant à la
^alisse, lorsque le paquet refusé par M. de Lionne lui lut
•endu, il réexpédia le courrier par la traverse avec ordre
Le remettre à Grimani les dépêches que le ministre n'avait
)as voulu ouvrir : le nonce priait en même son collègue
le présenter ces plis directement à Sa Majesté 2. Quoi
qu'il en lut, une fois à Lyon, il estima que les envois de
Rome étant évidemment retenus à la frontière, il devenait
nutile de faire de nouveaux efforts pour prolonger son
voyage, et, le 2 octobre, il passait le pont de Beauvoisin
[ui séparait la France des Etats du duc de Savoie.
Son escorte alors prit congé de lui. En quittant le commandant, le nonce lui dit « qu'en son particulier, il tiendrait toujours à honneur de se déclarer et de se montrer le très humble et dévoué serviteur du roi et qu'il se flattait que ces sentiments seraient agréés de Sa Majesté; mais qu'il espérait aussi de la piété et de la prudence du roi qu'il prendrait en considération la violence dont on avait usé envers le nonce de Sa Sainteté et les efforts du Saint- Père pour donner à Sa Majesté toute satisfaction convenable » 3. Ce langage, fort mesuré après un traitement aussi rigoureux, atteste l'esprit patient et sage de l'éminent