Voir ebap. h, S NT
réparations à exiger, il y traite seulement une thèse spéciale, celle de l'autorité du Sacré Collège, et manifeste le désir qu'on profite de la circonstance pour atténuer le pouvoir exclusif des papes et remettre en vigueur les anciens droits et attributions qui, d'après lui, ont appartenu autrefois aux cardinaux : « Ce ne sera rien innover, dit-il, mais au contraire rétablir un ordre qui n'a commencé d'être altéré que depuis deux cents ans en ça » *. Il trace, pour motiver son opinion très discutable, le tableau le plus sévère des abus romains portés, ajoute-t-il, à tel point « que la papauté ne semble plus être qu'une principauté et domination séculière ». Il signale, avec une énergie que les meilleurs amis du Saint-Siège ne sauraient qu'approuver, l'influence des parents des Souverains-Pontifes : « ils aliènent, dit-il, le temporel comme bon leur semble sans consulter que leurs volontés, avec autant de profusion et de largesse comme si c'était leur patrimoine, et si peu de retenue qu'il semble que la fin de l'élection des papes n'est que d'enrichir leurs parents et en faire des princes ». Il insiste enfin pour le développement du pouvoir du Sacré Collège qui mettra un terme à un état de choses pernicieux à la religion et au Saint-Siège.
L'évêque de Fréjus, Zongo Ondedei 2, l'ancien agent de Mazarin, soutient les mêmes idées dans la note qu'il remit à M. de Lionne, mais avec une fâcheuse intempérance de langage. On reconnaît, dans ce document hostile et irrespectueux, le prélat intrigant, le politique agité que le P. Rapin, dans ses Mémoires3, a nommé rudement « Italien de nulle probité », et que le cardinal de Retz, son ennemi politique il est vrai, a traité avec peu d'estime. Son Avis témoigne de toute la violence de son esprit. Loin d'écrire, comme Mgr Grimaldi, dans une pensée pacifique qui eût