‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 225 sur 268 · A. i:.. Rome, 147. Wia de l'abbé Siri, fol · texte numérisé non relu

A. i:.. Rome, 147. Wia de l'abbé Siri, fol

422 l'ambassade du duc de chéqui.

la volonté de Louis XIV et de défendre le Saint-Sie-e. Il allègue la faiblesse de l'Espagne, qui d'ailleurs est aux prises avec le Portugal, les préoccupations intérieures de l'Empire et des Vénitiens, les intérêts des princes italiens qui n'ont rien à espérer du pape et tout à craindre de la France. Il n'admet pas le scrupule de combattre le Saint- Père, et appuie son argumentation de nombreux exemples historiques. Il cite Venise qui a longtemps occupé les villes de Romagne, Charles VIII, Louis XII, François Ier, Henri II en guerre contre Léon X, Jules II, Clément VIII et Jules III, Charles-Quint comptant parmi les succès de son règne la prise de Rome et l'emprisonnement du pape, Florence soutenant trois ans de lutte armée contre le Saint- Père, la ligue des Vénitiens, de Modène et de laToscane en 1643 contre Urbain VIII, enfin l'entrée de Venise dans le Ferrarais en 1632. Il conclut qu'on peut obtenir gloire, profit et honneur en combattant le pape comme tout autre souvera in . Citons, en terminant, un Mémoire anonyme, mais qui paraît écrit par une plume parlementaire. L'auteur ne croit pas opportun d'en venir aux armes : il indique en revanche les avantages d'une « bonne loi sur la collation des bénéfices », sur la « promotion des évêques », et la remise en vigueur a de l'ancienne police de l'Église » '. Cette combinaison, où se manifeste au plus haut degré l'énergie persévérante des doctrines gallicanes, risquait évidemment de rouvrir la querelle des investitures, et son auteur prétendait assez imprudemment décider une question synallagmatique par un acte d'autorité.

On voit que tous ces différents avis, soit modérés comme ceux du cardinal Grimaldi et de l'abbé Elpidio Renedetti, soit ouvertement violents comme ceux d'Ondedei, de

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