Le i'>i à Créqui, 10 septembre, ibid., fol
'2. \. É., K e, 147, Lionne à Créqui, 26 septembre, fol. 29.
3. Ibid., Lionne ù Bourlemont, 25 septembre, Fol. 25. 'i. Lettre de Vagnozzi, 25 septembre, fol, 26. (Vagnozzi oe <lii paa l'1 nqpn <!' < e cardinal.) 5. Nouvelles de Rome, ii"> septembre, fol. 2(i.
saire de ménager, et aussi les espérances de discorde religieuse que nourrissait le parti huguenot : il se défiait des agitations intérieures qu'une guerre soudainement entreprise ou bien une immixtion hasardée dans l'organisation du Saint-Siège pouvaient provoquer en Fiance. Il savait que la Cour de Rome avait cherché à mettre en avant le P. Annat, son confesseur ', et que le parti « dévot » essayait de transformer la question en cas de conscience 2. Ses ministres avaient, il est vrai, empêché le P. Annat de se mêler de l'affaire 3, mais on sentait des hésitations et des scrupules dans l'épiscopat. D'un autre côté, les dispositions de l'Espagne demeuraient fort ambiguës : l'ambassadeur de Venise prêchait l'indulgence et rappelait au roi son caractère de fds aîné de l'Église *. Sans doute Grimani était tenu à distance par Louis XIV et par la reine mère 5, et l'on espérait venir à bout des incertitudes affectées par le cabinet de Madrid ; mais pour être assuré du concours de Philippe IV et des Vénitiens, il fallait du temps. Enfin le gouvernement français avait des projets politiques qui l'intéressaient beaucoup plus qu'une stérile querelle avec Rome. Le roi jugea donc prudent de ne s'avancer qu'avec mesure tout en continuant des démonstrations verbales susceptibles d'inquiéter le Saint-Siège, et il résolut de poursuivre jusqu'à la dernière extrémité la voie des négociations. C'est pourquoi il avait écrit à M. de Créqui,
1. Dispacci, etc., déj. cit. Lettre de Grimani du 3 octobre 1662, fol. 56.
2. Cette préoccupation est particulièrement sensible dans une lettre de Lionne à Créqui du 16 septembre 1662, à propos des évêques du Puy et d'Evreux. « Il ne serait pas bon, dit-il, qu'ils vinssent ici débiter ce que Sa Sainteté peut avoir dit, car tous ces messieurs les prêtres ont toujours grande propension... de complaire à la Cour de Rome. » A. E., Rome, 147, loi. 8.