‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 233 sur 268 · Enquête, p. 76 à · texte numérisé non relu

Enquête, p. 76 à

l'enquête et le procès de la garde CORSE. 437

dépouillé pour le mettre au linceul clans l'infirmerie où il avait passé la nuit *.

Guarnaccino et Bcrtaut seuls avaient été tués sur le coup : les autres victimes étaient des blessés qui, pouvant déposer eux-mêmes, furent presque tous interrogés soit chez eux, soit à l'hôpital de la Consolazione par le notaire pontifical assisté de substituts et de chirurgiens. Cette commission se transporta, toujours le 21, chez le sieur Paradan, marchand français sur la place Navone où elle fut mise en présence de M. Antoine du Boys, Arlésien, capitaine des gardes de l'ambassadeur, qui demeurait là ou bien qui y avait été transporté. Il était blessé au ventre; nous avons rapporté (chap. v, § XIV) sa déclaration en faisant remarquer qu'il attribuait sa blessure aux Corses : « Je ne pourrais, dit-il, reconnaître les assaillants, mais je suis certain, d'après leurs armes, qu'ils étaient Corses, et qu'ils m'eussent achevé si je ne me fusse échappé dans une maison voisine que d'ailleurs je ne saurais indiquer ». Rappelons cependant que les autorités romaines, sur la foi d'autres témoignages, condamnèrent plus tard un sbire pour ce meurtre. M. du Boys succomba après le 28 octobre, date de la fin de l'enquête 2.

Un boulanger nommé Michel Costa, Allemand, fut également signalé le 21 août par un barbier de la via Giulia comme blessé à la jambe dans le tumulte. Son décès à l'hôpital de la Consolazione est constaté à l'enquête, le 8 septembre suivant, par le chirurgien de la maison et plusieurs témoins 3. Il ne paraît pas avoir été interrogé.

En revanche, toujours le 21 août, les commissaires reculent à l'hôpital de la Consolazione la déposition d'un pommé Michel Trussil, d'Inspruck *, boulanger comme Michel Costa, et blesse'1 à la jambe droite. Cet homme, <jui

1 Enquête, p. 80 à M.

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