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l'enquête et le procès de la garde CORSE. 447
nombreuse, ils n'aient pu obtenir qu'une quinzaine de dépositions relatives à un ensemble de faits qui ont duré plus d'une heure. Ils n'ont d'ailleurs reçu que des indications médiocrement intéressantes. Voyons d'abord les témoignages de quatre habitants de la via de' Balestrari. Ceux-là étaient bien placés pour tout voir : cette ruelle en effet, située entre la via de' Giubbonari et la place Spada, paraît avoir servi de trait d'union entre les deux coupes principaux des soldats corses ; mais ces gens se bornent à raconter qu'ils ont entendu des cris et des arquebusades et semblent, en général, avoir plutôt songé à se cacher eux-mêmes qu'à considérer les événements. Le premier, un tailleur, nommé Christophe de Visa, était assis devant sa porte lorsqu'une foule de gens s'est précipitée dans la rue; les uns venaient d'un côté, les autres d'un autre, en désordre et fort émus, et des soldats corses, l'arquebuse en arrêt, remontaient vers le palais Spada. Il est rentré aussitôt chez lui, et le mouvement, les cris, les coups de feu se sont succédé pendant un temps assez long. Il a entendu crier : « Arrête! Où allez vous? » mais sans pouvoir dire si ceux qui parlaient dans la nuit él aient des Corses ou des sbires '. Le second témoin, André Feretti, était un épicier qui, au premier bruit, voyant des Corses au coin de la rue, a fermé sa boutique et s'est rendu pour s'y mettre en prières, à Saint- André délia Valle, où il est resté jusqu'à l'Ave Maria. A son retour, des hommes à arquebuse forçaient les passants i rebrousser chemin. Il put cependant rentrer chez lui et se coucher, et7 durant une heure au moins, il entendit du bruit dans la rue et l'ordre de reculer 2. Quant au cabaret m r Danusi, il s'est renfermé dans son échoppe n'osant ouvrir (pic le guichet pour donner à boire à ses pratiques, 't c <-st par ces buveurs qu'il a, dit-il, appris les incidents de la soirée !. Speranza, le garçon de l'auberge de IaCoron-