‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 244 sur 268 · Enquête, p · texte numérisé non relu

Enquête, p

2. Voir, sur Bernardini et Appio, chap. v, § VIII. — Enquête, p. 183 à 186.

Son voisin, le charcutier Appio, dépose à peu près dans es mêmes termes : lui aussi, il a vu de loin les fuyards qui, en arrivant sur la place de la Trinité, accréditaient le bruit d'une attaque imminente de la part des gens de l'ambassadeur; il a pu constater le trouble que cette nouvelle, qui semblait confirmée par l'arrivée de Giovanni Battista d'Ajaccio, répandit parmi les Corses ; lui aussi

été témoin des efforts successifs que le sergent et le capitaine Franchi ont faits pour réintégrer les soldats dans leur caserne, et il a entendu les arquebusades de la place Farnèse i. Nous trouvons exactement les mêmes détails ians les dépositions de Guidotti, marchand de vermicelle »ur la place de la Trinité 2, et du tailleur Bernasconi qui Dassait là au moment de l'émeute et qui s'était réfugié à îôpital au moment où Giovanni Battista y fut amené : il l'a nêmc entendu dire en gémissant « qu'il voulait rentrer à i caserne et mourir dans son lit » 3. Il faut reconnaître jue ces trois témoignages (du 26 et du 27 août) sont très avorables aux officiers de la garde corse, dont ils expoent avec beaucoup de précision les tentatives pacifiques : Is sont d'ailleurs d'accord avec les déclarations des sollats que nous rapporterons plus loin. Ils montrent enfin à nerveille l'origine et les rapides progrès de la panique.

Les deux dépositions d'un nommé Catalucci et de l'arquemsier Suardo établi sur le Campo de' Fiori se rapportent xclusivement, la première à la mort du commis libraire, et i seconde à la blessure d'Aubin Copet qui avait été porté lans la boutique de l'arquebusier. Catalucci n'apprend rien le nouveau ; Suardo donne les seuls détails qu'on ait sur a mort de Copet, qui est resté chez lui jusqu'à trois ou pâtre heures de nuit et a été emporté ensuite au palais >ar des domestiques de l'ambassadeur \

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