Ibid., p
comme neige. En revanche, sa déposition est peu favorable au caporal Pietro d'Oletta : « Sans doute, dit-il , est difficile de contenir une soldatesque furieuse et mutinée... et Dieu sait si un officier supérieur y fût parenu )) ; mais il ajoute : « Le caporal, non seulement n'a fait aucune diligence, mais encore il ordonna de laisser sortir du quartier, en armes, tous ceux qui n'étaient pas de garde » *. Plus tard, il est vrai, dans un second interrogatoire, il atténue les torts de Pietro d'Oletta, ou cherche du moins à excuser sa faiblesse, en disant « qu'il y avait pour lui péril de la vie à lutter contre ces forcenés ». Lui aussi, au cours de cette deuxième séance, cite Domenico et Simone délia Bastelica, parmi les soldats irrités qui avaient brisé les barrières, l'arquebuse à la main, pour s'échapper dans les rues voisines 2.
Giovanni de Focicchia et Annibal d'Altiano étaient allés souper ensemble et fumer ensuite dans une tabagie. Dans leurs dépositions contradictoires sur l'itinéraire qu'ils auraient suivi pour rentrer à la caserne, ils signalent tous deux la présence d'un soldat corse que le premier ne nomme pas et que le second appelle Valerio Novelli, qui les rencontrant, d'après l'un dans la rue Giulia, d'après l'autre dans le cabaret de la via dell' Orso, les aurait informés de la rixe entre les Français et les Corses ; il aurait ajouté : « Vous restez là, vous autres, et nos camarades s'arquebusent avec les Français! » Tous deux sont d'accord pour affirmer qu'une fois rentrés à la caserne, vers vingt-quatre heures, ils n'en sont sortis le lundi soir que pour aller eu prison 3.
Un dernier prisonnier, Giacomo de Tox ou Toxis (qu'il ne faut pas confondre avec un homonyme fugitif cl mêlé à l'incident du Ponte Sisto 4), se déclare de même innocent. Comme il était très pieux, il avait été à l'adoration