‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 257 sur 268 · Enquête, p. 360 à 862 1 Ihnl., ,, 362 à · texte numérisé non relu

Enquête, p. 360 à 862 1 Ihnl., ,, 362 à

pugnano et Andréa d'Ajaccio (Crovero) sont sortis du quartier le 20 août avec leurs armes, e1 qu'ils ont été les derniers à y revenir, qu'eux-mêmes disaient avoir arquebuse à la place Farnèse et tué un page à San Carlo de' Catinari. »

Le juge se tourna alors vers Pietro de Montemaggiore qui répondit : « J'ai entendu tout ce que Valerio vient de dire dans la torture et je déclare que ce n'est pas la vérité ». — a J'ai dit la vérité en toute chose », riposta le patient qui fut alors remis à terre et délié.

Aussitôt après, un autre prisonnier, Matteo de Santa Maria qui, lui aussi, avait dénoncé Pietro de Montemaggiore, fut amené, lié, adjuré suivant les mêmes formules, et de même suspendu. Son langage ne fut pas moins précis que celui de Valerio Sichè :' « J'ai vu passer, dit-il, le caporal Pietro, ici présent, qui rajustait le couvercle de son arquebuse, et tout le monde déclarait publiquement que lui, Domenico, Carlo, Andréa, avaient fait tout le mal, arquebuse à la place Farnèse et tué le page à San Carlo de' Catinari. »

Pietro ne fut pas plus troublé par cette affirmation que par les autres : « Je déclare, dit-il, que Matteo de Santa Maria ment pour se disculper lui-même et que je n'ai rien fait de ce qu'on m'impute. — Non, reprit le patient, je ne parle point pour me disculper, ni pour nuire à d'autres : tout ce que j'ai dit est la vérité l. »

Il semblait qu'après ce double supplice, après ces affirmations attestées par la torture, on ne pût se contenter des simples dénégations de Pietro et qu'il eût été équitable de le soumettre à son tour à la même épreuve. Il n'en fut rien toutefois, et vainement, le même jour, Ferrante et Pietro Ansaldi de Santa Reparata, mis à la question l'un et l'autre, renouvelèrent leurs déclarations sur les principaux accusés, notamment ceux qu'on avait entre les mains, la

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