Recueil des Instructions, déjà cité, p
question du droit d'asile et des autres franchises urbaines des ambassadeurs à Rome, lors de la mission du marquis de Lava rd in. En résumé, c'était un homme de grand caractère, étranger aux intrigues, un peu isolé pendant sa longue carrière de cardinal, mais tout à fait digne de la tiare.
Parmi les autres princes de l'Eglise, de moindre envergure, qui s'étaient également placés en dehors des factions, les principaux étaient Costaguti, ami de l'Espagne et de Gênes, plus artiste que prélat *; Vidman, Vénitien, homme agréable et bienveillant, très dévoué à sa patrie dont il défendait assidûment les intérêts à Rome2; Carpegna, d'Urbin, cardinal nommé par Urbain VIII en 1633, resté fidèle à la maison Barberini, homme de talent qui fut plusieurs fois ballotté dans les conclaves3; Ginetti, autre créature des Barberini, membre du Sacré Collège depuis 1626, candidat à la papauté à diverses reprises, mais sans avoir jamais été sérieusement présenté4; Spada, de basse extraction, ancien nonce en France, favorable au cabinet du Louvre, mais toujours trop suspect à l'Espagne pour ceindre la tiare : on le regardait comme l'un des cardinaux les plus lettrés et les plus savants; les Vénitiens vantent ses mérites d'homme d'Etat 5; Franciotti, personnage capable, honnête, bon légiste, honoré de quelques voix dans les précédents conclaves6; Pallotta, type du cardinal neutre, « ni Français, ni Espagnol », homme démérite, mais capricieux, et qui, en plusieurs élections, servit à faire le jeu de candidats plus en vue 7; Maculano, cardinal dominicain, com-