Ibid. Relation de Sagredo, p
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Siège, et appréciant avec perspicacité tous les obstacles que rencontrait, tant en France qu'en Allemagne, la réalisation pratique d'un aussi vaste projet. L'empereur ne se faisait pas illusion là-dessus, surtout quand il vit Alexandre VU en lutte avec Louis XIV. H n'y avait doue entre ce prince et le Souverain-Pontife aucun élément d'entente eflective : aussi se bornait-on départ et d'autre à des témoignages de sympathie générale et traditionnelle.
Le pape entretenait avec les autres groupes catholiques de l'empire, des relations très correctes : les princes trouvaient dans le concours du Saint-Siège un solide appui contre les protestants de leurs États ; Alexandre VII estimait que sa bonne intelligence avec les princes obligeait 1 empereur à lui demeurer favorable'. Il s'était élevé un instant quelques nuages du côté de la Bavière, le Saint-Père ayant refusé de délier des vœux du diaconat un prince héritier éventuel de la couronne : mais la naissance d'un (ils avait naturellement amené le duc de Bavière à ne pas persister dans une demande devenue inutile \ Le corps germanique, sans que la Cour de Rome put, il est vrai, en attendre de secours matériel ou moral, vivait donc avec elle dans une paix profonde, favorisée encore par le bon vouloir des électeurs ecclésiastiques que le Saint-Père de son côté s'appliquait
à ménager ''
En Pologne, bien que la cour de Varsovie eut peut-être gardé quelque rancune du refus opposé par Tunoceut X à son désir d'imposer au clergé polonais des contributions pour la guerre contre les Turcs \ il existait une longue tradition d'amitié qu'Alexandre VII cherchait à continuer : il affectait de témoigner ii ce royaume une inclination part.ru-