Ibid. Relation officielle de Toussaint Roze, f" I'.h
'.i. Mémoires de lliissy-ltabutiii . I. II, p. 126. — l.iltic de BuSSj? à Mine <1(
Sévigné, 20 février 1<'„S7.
Quoi qu'il en soit de cette historiette, M. de Créqui s'était
rapidement forme à la Cour. Mme de Seudéry, tout en le qualifiant « de rustre », ajoute, ce qui est assez contradictoire, « qu'il avait le cœur fort noble et les manières d'un grand seigneur » l; Bussy use à son tour du mot de « rustre », mais il ajoute : « il était devenu l'un des plus habiles courtisans du royaume ». Saint-Simon, peu suspect de bienveillance, le loue sans réserve : il le déclare « un des seigneurs les plus distingués de la Cour et qui y vécut avec le plus de splendeur et de dignité »; il vante son esprit, « sa prudence et sa dextérité » 2, et tous les contemporains parlent de lui avec grande considération. Racine, il est vrai, dans deux épigrammes célèbres, le traite un peu légèrement, mais évidemment par amour-propre d'auteur à la suite de quelques critiques hasardées par M. de Créqui contre la tragédie d' 'Andromaque 3. En revanche, toute la correspondance du roi avec son ambassadeur à Rome, toutes les lettres particulières de MM. Le Tellier et de Lionne lui expriment les sentiments les plus confiants et affectueux aussi bien que la plus haute estime. Sa conduite même dans ce grand poste, quelles qu'en aient été les erreurs, atteste des qualités excellentes, de l'esprit de suite, beaucoup de fermeté, et parfois des visées justes