A. É., Rome, 145, Créqui à Lionne, 12 juin, f
2. M. de Créqui dit quelque part qu'il avait servi le cardinal l'espace de -vingt-six ans. (Jbid., 146, dép. du 1er août, f° 1.)
3. L'abbé Benedetti est l'auteur d'une intéressante étude sur Mazarin, intitulée : « Raccolta di diverse memorie per servirc a la vita del card. Giulio Mazarini », in-4, Lyon, sans date. M. Victor Cousin y a fait de nombreux emprunts dans son livre : la Jeunesse de Mazarin.
4. Voir Correspondance de Colbert, publiée par M. Pierre Clément. Lettres de Colbert de 1651, 1658, 1662, 1664, 1667, 1670, 1671 et 1683. — Lorsque Colbert envoya en Italie son fils Seignelay, en 1671, l'abbé Benedetti fut un des guides de ce jeune homme dans la Ville Eternelle. (Voir Voyage de Seignelay, 1671, publié par M. P. Clément.)
5. Les volumes de Rome aux archives des Affaires étrangères sont remplis de lettres relatives à cette abbaye d'Aumale; l'abbé Elpidio se plaint sans cesse des refus du pape et ses intérêts sont souvent recommandés à l'ambassade. Il écrivait à Lionne par tous les courriers.
6. A. É., Rome, 144, Benedetti à Lionne, 16 janvier 1662, f° 28.
7. A. É., Rome, suppléments 151, 153, Lionne au président d'Oppède, 10 août 1663, f° 110.
bien nourrie de faits et de commentaires. M. de Créqui l'avait reçu avec bienveillance1, mais ne parait pas lui avoir accordé toute la confiance dont l'abbé s'était flatté, si l'on en croit diverses observations que ce dernier confie à M. de Lionne avec une certaine amertume. L'abbé Elpidio n'en resta pas moins dans une excellente situation auprès de Colbert qui, vingt ans plus tard, en 1683, le chargeait de recherches à l'aire dans les archives et lui faisait payer des arriérés de pension 2. C'était en résumé un très loyal serviteur de la France. Son style est diffus, redondant, surchargé de politesses un peu mielleuses, mais il avait beaucoup de prévoyance, et il eût pu, à ce qu'il semble, être utile à M. de Créqui, si ce dernier l'eût mieux écouté en plusieurs rencontres 3.
Le maître des cérémonies de l'ambassade qui portait aussi le titre de « maître de chambre », était M. deLuzarche, gentilhomme français en possession depuis fort longtemps de cette charge *. Il passait pour fort instruit des précédents, et l'on a vu que ce fut en partie d'après ses avis que le cabinet du Louvre s'engagea dans la question de la visite aux parents du pape. L'abbé Benedetti ne l'aimait point, et l'on trouve souvent dans la correspondance du poste des traces de cette persévérante inimitié. Nous n'avons rencontré aucun renseignement sur les autres secrétaires ou officiers de l'ambassadeur : nous connaissons seulement les noms du capitaine de ses gardes, M. Antoine du Boys, et de deux pages, M. Aubin Copet et
1. A É., Rome, L45, Benedetti à Lionne, 5 juin 1662, f" (13. — M. de Créqui en parle favorablement au roi dans sa dépêche précitée du I" août : « C'est un bomme qui soi Notre Majesté avec zèle et fidélité ».