Lettres de Colbert, déjà citées, 3 août
3. L'abbé Elpidio Benedetti a voulu jusqu'à la fin de sa vie marquer bs reconnaissance à la France, lin 1680, il fit décorer à ses frais la chapelle consacrée à saint Louis dans noire église nationale de Saint-Louis des Français, ■> Rome. (Voir Mémoire hittorique sur les institutions </<• France <i Romet par Mgr Lacroix. 1868, p. 44 et lia.)
'%. Il était tort ûgé et mourut L'année suivante. M. de Bourlemont annonce sa mort .i Lionne, le 7 septembre 1668, en ces tenues : ., Le bonhommi Luzarche est mort de la pierre ». A. B#, Rome, 156, i ' ('».
M. Bertaut, dont nous aurons à raconter plus loin la triste destinée.
En somme le due de Créqui n'avait pour collaborateurs officiels que M. de Bourlemont et le cardinal d'Esté. Ce dernier arriva de Modène à Rome le 20 juin ' pour aider l'ambassadeur de ses conseils. Sa venue fut assurément désagréable au pape, mais le Saint-Père eut en même temps la satisfaction de voir partir le cardinal Antoine Barberini, qui se rendit en France exercer sa charge de grand aumônier du roi en attendant les bulles de l'archevêché de Reims 2. C'était un conseiller suspect de moins : mais la présence du cardinal d'Esté suffisait à inquiéter le Saint-Siège, qui ne cessa d'attribuer aux suggestions de ce prince tous les actes qui lui déplaisaient dans la conduite de l'ambassadeur.
M. de Créqui lut enfin reçu pour la première fois en audience politique, le 20 juin, par le Saint-Père. Il se rendit au palais pontifical accompagné d'un cortège aussi nombreux que celui du 11 ; ses carrosses et ses livrées furent non moins admirés, au dire des Nouvelles de Rome 3, et il fut escorté d'autant de personnages en voiture ou en cavalcade « qu'on en eût encore vu à la suite d'aucun ambassadeur )) *. Il ne s'agissait plus, en cette entrevue, de simples compliments, mais d'une conversation diplomatique : cependant M. de Créqui n'entra point encore dans le détail des
1. A. E., Rome, 145, Nouvelles de Rome, f°101. — Lettre du cardinal d'Esté à Lionne annonçant son arrivée : il y vante les mérites de M. de Créqui, « sa politesse, son esprit, ses qualités qu'on peut plus aisément admirer qu'exprimer » (2G juin 1662, f° 102). — Voir aussi Gazette de France, p. 725.
2. Gazette de France, ibid., p. 725. — A. É., Rome, 145, f° 81. — Le cardinal Antoine à Lionne, 12 juin. — Le cardinal Antoine partit de Rome le 2G juin, après avoir eu, le 17, audience- de Sa Sainteté; il en sortit « peu satisfait». — A. E., ibid., Créqui à Lionne, 20 juin.
3. A. E., Rome, 145. Nouvelles de Rome, f° 101 : « con gran festo di corteggio e superbe carosse e livrée ».