‹ Louis XIV et son siècle (volume 2)Chapitre 12 sur 37 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Anecdotes sur le cardinal de nicliclieu. — Le cordon-bleu. — La Milliade. — Son favori de campagne. — La Follone. — Rossignol. — Le père Mulot. — Le grand écuyer et l'aumônier. — Le cardinal et l'aumônier. — Bois-Robert et Richelieu.

— Récils drolatiques. — Racan en visite. — Les chausses reirouvées. — Les chenets vivanls. — M"' de Gournay. — Les trois Racan. — Les chats pensionnés. — Le cardinal et Marion-Delorme. — M"° de Chaulnos. — M"' d'Aiguillon. — Ses galanteries. — Épigranime. — M°" de Boutillier. — Le cardinal et Chéret. — La Saint-Amour. — Disgrâce de Bois-Robert. — Ode à ce sujet. — Ruse de Mazarin.

— La saignée.

liS bornes dans lesquelles nous nous sommes renfermés nous ont forcés d'esquisser à grands traits la figitre du cardinal ; nous n'avons vu , si l'on peut parler ainsi , que le ministre ; tâchons de montrer un jjeu riiomine.

Richelieu avait deux grandes vanités : la noblesse et la poésie.

11 voulait absolument qu'on le crfit de grande famille, en cela il avait raison ; il voulait qti'on le tînt pour grand poète , en cela il avait tort. Quant à être un grand ministre, il s'en occupait médiocrement, peut-être parce que, sur ce point, il était assuré que la postérité ne le démentirait pas. Examinons-le donc dans sa vie privée avec ses secrétaires , ses académiciens et ses maîtresses.

Nous l'avons dit, quoique réellement de grande maison, Richelieu se voyait souvent contester sa noblesse. Une fois le grand prévôt d'IIocquincourt sollicitait du cardinal le cordon-bleu. — Que

Odiaicet.

Page 1