‹ Louis XIV et StrasbourgChapitre 6 sur 12 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

qu'un tableau à peine ébauché des rapports de la République slrasbourgeoise avec la monarchie française. Nous avons été peu à peu amené à penser que notre étude gagnerait beaucoup à sortir du cadre plus juridique qu'historique où nous l'avions d'abord enfermée. Assurément nous n'avons en aucune façon voulu faire tort à l'érudition alsatique du livre définitif qu'elle seule est capable de nous donner sur la matière, si elle réussit à se déprendre des inlluences occultes qui ont, en plus d'une rencontre, surpris et faussé, pour ainsi dire, sa bonne foi. Nous nous sommes seulement appHqué à mieux pénétrer les vrais sentiments des Strasbourgeois en présence des progrès accomplis au jour le jour par la domination française. C'est sous l'empire de ces préoccupations d'équité que nous avons préparé notre seconde édition, déjà considérablement accrue, et publiée à Paris à l'époque où la France aurait dû fêter le deuxième centenaire de la réunion, c'est-à-dire en septembre 4 881 . Il nous aurait été certes fort agréable de ne pas aller plus loin dans la route où nous nous étions aventuré, et où nous regrettons qu'aucun Français d'outre- Vosges ne soit venu nous devancer, en nous dispensant delà frayer davantage. Mais, depuis la fin de 1881, nous avons vu s'ouvrir devant nous, bien moins sans doute pour les points essentiels de notre œuvre que pour la période antérieure, une source si abondante de renseignements nouveaux, que nous n'avons pu résister à la tentation d'y chercher encore un po' piv di luce. C'est ainsi que nous avons été conduit, presque malgré nous, à remanier entièrement tout ce que nous avions écrit des relations de la monarchie française avec la République de Strasbourg, non seulement avant la paix de Nimègue, mais même avant la paix de Westphahe. Quant aux événements postérieurs à l'annexion, nous n'y avons que peu ajouté. A tout prendre, bien que nous n'ayons rien eu de grave à modifier dans notre façon d'envisager l'ensemble des faits, l'importance des additions, qui ont doublé le nombre de nos pages, fait de cette édition une œuvre nouvelle, et, en ce qui nous concerne, définitive.

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