‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 108 sur 114 · FINANCES. — DETTE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

FINANCES. — DETTE PUBLIQUE

l'avait tiré de Venise et de l'Italie; on y offrait des loteries au pro&t des pauvres ou de quelques institutions; on réglait les grands et les petits lots, et Louis XV lui-même se plaisait beaucoup à voir oes coups de hasard qui dunnaienl aux dames une porcelaine du Japon, un vase de porphyre, une table en martfuetei'ie. Ce système de lots fut réduit à un calcul d'argent qui se résuma dans un impôt. L'état se lit banquier, on combina tout de manière à ce que chaque numéro sortant produisit un bénéfice, et ce calcul fut si bien fait qu'on obtint 50 p. 0/0 au moins sur la combinaison générale et sur la chance des lots. La loterie, jeu limité dans ses mises, donnait de brillantes illusions aux classes pauvres, qui hélas I en ont si peu. , L'organisation régulière d'une dette publique ne fut pas une invention purement moderne de l'Angleterre ; la création d'un amortissement vient de Louis XV ; la caisse d'escompte avait cette destination ; chaque nouvelle dette créée dut porter un nouveau

j;eDS de mer décèdes sur les vaisseaux du roi pciidiiBl les campagne) de long cours.

Versailles, 1" janvier. — Ordimnancp pnrlant rtglempnt glanerai pour les liûpilaui milikiires.

VcrMÎlles, 19 mars. — Dëdaraliou eonceruanl l'i m position à la taille des Icinmcs sdparéei de leurs maria.

10 avril. — Ordonnance conceroaiil li's spectacles de l'Opfra, des Comédies traufaise et italienne.

rondsd'amorUssemeDtqui par la multiplication desâ

iérèls devait réleindre daos un espace de temps donnê^ et ce sysième était d'autant plus heureux quechaque rente avait sa spécialité de revenus ; elle ne rorinail pas un fonds commun pris sur les revenus généraux de Tétat; il y avait des rentes applicables sur chaque branche delà fortune publique: ainsi on en créait sur rHùlel-de-Ville de Paris, c'est-à-dire que les revenus de la ville servaient à payer la rente instituée; quelquefois elle était établie sur les fermes, sur tailles, sur les gabelles. Comme l'argent élaitdiffieil à trouver, les prêteurs exigeaient qu'un revenu de Télat leur fùL spécialement assigné ; ils le prenaient en gage, comme il arrive toutes tes fois qu'on n'a pas une grande confiauce dans le débiteur. Si depuis Law le système de crédit public avait subi de profondes altérations, il eo était résulté une facilité plus grande dans les circulations de l'argent. Le mécanisme de l'emprunt et de l'impôt était mieux compris, le crédit public était établi d'après des conditions plus ingénieuses; il fallait rendre la conQance

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Au camp de la commanderie du Vieux-Jonc, a nance concernant les substitutioDS.

Lettres patentes portant conlirmatioa de

Versailles, ! juiUet, l'élnblissement de l'Académie royale de Cliirurgiie.

CoinpiÈgne, 6 aoCkt. — Arrêt du conseil qui fait défci aucini nouvel éLiblissemeiit pour travailler a la porcela

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