‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 13 sur 114 · II · texte numérisé non relu

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cesdes armées activesétaientconsidérables en Bohème^ 43,000 François, 10,000 Bavarois eH 2,000 Saxons; en Silésie, 56,000 Prussiens sous les ordres de Frédéric ; puis les deux armées du Rhin et de la Westphalie pour seconder les opérations, agfr de concert dans la conquête ou, en cas de revers, protéger la retraite du Danube au Rhin.

En face d'aussi grands périls qui menacent sa cou-J ronne, l'énergique Marie-Tliérèse avait fait un appel à ~ ses fidèles Hongrois '; elle s^était présentée, son enfant duns les bras, au milieu de la diète, où les palatins proclamaient leurs libertés et leur ardent amour pour hi patrie; et là, grande et forte femme, elle avait parlé de ses droits, et les palatins enthousiastes s'étaient écriés : « Nous mourrons pour notre reine Marie- Thérèse. H 11 y eut donc une noble énergie au milieu de la naLion iiongroise et autrichienne ^ ; il ne faut jamais blesser l'amour-propre et le patriotisme d'un peuple lier ; il s'éleva des années comme par enchan-

< Le IS mai 1741, Marie-Thérèse BVNit dcrit à la duchesse de Lorraine, M bclle-mërc : n J'iguore aujourd'hui s'il me restera une ville pour y fuirc mes couches. »

' Marie-Thérèse se concilia surtout les esprits des Hongrois en se soumettant à prêter rancicu serment du roi André II, tait l'au 1 233 : n Si moi, ou quelques uns de mes successeurs, en quelque temps que ce soit, veut enfreindre vos privilèges, qu'il vous soit permis, «n vertu jle cette promesse, à vous et à vos descendants, de vous défendre, sans pouvoir Être traités de rebelles. ••

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