DÉFECTION DE FREDERIC
sa parole qu'il n'agira plus pour seconder les Français, et ces fataUs négociations eiipliquent ie mouvement en avant des armées autrichiennes sous le prince Charles de Lorraine.
Voilà donc un grand vide que fait la défection des Prussiens au milieu de Tarmée française en pleine campagne ; le n)aréchal de Broglie est aventuré jusque dans la Moravie, les corps de MM. d'Aubigné et de Boufflers sont sur la Moldavie ; si les Prussiens et les Saxons n'avaient pas défectionné , en quelques jours on était à Yienne\ Maintenant il n'y a plus à hésiter, il faut opérer sa retraite; les corps en avant ne sont plus appuyés, il faut regagner Prague, le centre de la ligne. Le maréchal de Broglie opère sa retraite avec difCculté , il rappelle à lui tous les détachements et vient les reformer dans un camp retranché sous les murs de Prague; dans la ville est le corps d'armée du maréchal de Belle-lsie, sous les murailles et dans
iur M. Broglie, et que si Ton ne profite de Tavantage qu'on a sur lui, je vais faire ma paix particulière. »
^ Le traité de Breslau fut signé le 11 juin 1742, cinq jours apvès l'échec de la Moldaw, Il fut rédigé sous les auspices de T Angleterre; son ministre même , le lord Hindfort, était chargé des pouvoirs de la reine et le souscrivit en son nom. («e prix de la paix était de sa part la cession de toute la Silésie et du comté de Glatz. La Saxe devait être comprise dans ce traité, pourvu que dans le terme de seize jours, depuis sa signification, ses troupes abandonnassent les Français. Elles s'étaient retirées longtemps avant le terme, et dans le vrai n'avaient jamais été d'une grande utilité. »
ce camp , le maréchal de Broglie ; désormais ils lient jours opérations pour l'offensive comme pour la défensive '.
La défection de Frédéric II et des Saxons, traîtres et parjures à la France, est définitivement consommée; Frédéric vient de signer la paix avec la reine de Hongrie qu'il reconnaît comme impératrice, il garde la neutralité armée , et ce n'est pas seulement avec l'Âutriclie qu'il ratifie cette convention ; on voit poindre déjà la formidable coalition des cabinets qui se prépare contre la France; les rois d'Angleterre, de Pologne, de Danemarck, la czarine, la reine deïlongrie, interviennent comme garantie de ce traité; bientôt ces puissances paraîtront sur le champ de bataille pour attaquer la France; il y a bien longtemps qu'elles la menacent. Maintenant quelle est la position de l'armée française au milieu de rAllemagnc'Mes Prussiens et les Saxons ont défectionné, les Bavarois, entourés par les Autrichiens, ne peuvent plus fournir aucun secours ; Passaw et Munich aux mains des impériaux
' L'électeur de Bavière lit taire à Vienne, par le comte de Pérouse, son minislre, uuc protestation contre la prise de possession de la courODDe impériale par l'arcbiduchcsse ; il prétendit que la renonciation de l'arcliiducliesse sa femme ne devait point cmpèclier qu'il ne fit valoir les droits qu'il avait de son chef à la succesaion des états de la maison d'Autriche ; ils étaient fondés sur un testament de deui: siècles. Dans ce monument de ses derniferes volontés, l'empereur Ferdinand I", dont Albert II, duc de Bavière, avait épousé la lille ainée, lui substituait les royaumes de Hongrie et de