DÉTECTION DES PRUSSIENS
ne permettent plus une retraite; bientôt ils rendront leurs armes à la reine de Hongrie et combattront peutêtre contre les Français qui se sont mis en campagne pour défendre leur cause; le comte de Belle-Isle, créé par leroimaréchal,yientd'arriverdansPrague; homme à ressources , génie hardi , il adopte aussitôt un plan simple et audacieux : réunir toutes les troupes dans la ville, attaquer de force les Autrichiens, les user de manière à s^ouvrir un passage pour opérer la retraite sur l'armée du maréchal deMaillebois en Westphalie ^ Cestpar suite de ce principe militaire que le maréchal de Broglie, abandonné par les Prussiens et les Saxons, est venu se placer sous le canon de Prague dans son camp retranché. Cette concentration s'opère sans grandes pertes , il s'est conservé un ordre admirable dans les régiments ; on voit que c'est une armée d'élite qui manœuvre à la face de l'ennemi.
Bohême, à défaut d'héritiers mâles. Philippe Y , comme héritier de Charles II, représentant en cette qualité la branche espagnole, fait aussi son opposition et sa protestation pour la conservation de ses droits, et spécialement de la grande maîtrise de la Toison-d'Or, appartenant aux rois d'Espagne comme fondateurs. »
Marie-Thérèse répondit : « Qu'elle n'était point en guerre avec le chef^e l'empire, puisque suivant la disposition de la Bulle d'or, violée par son élection, elle ne l'avait point reconnue comme empereur; qu'ainsi elle ferait attaquer ses troupes partout où on les trouverait; que cependant elle n'empêcherait point sa personne de se réfugier sur les terres de l'empire, excepté sur celles de Bavière. M
^ Le maréchal de Belle-Isle vint après l'élection de l'empereur.
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Kn ce moment, l'armée autrioliîenne tout e sous les ordres du prince Charles de Lorraine et s'élevunlà plus de 00,000 hommes s'avança vers Prague pour eu former le siège et faire mettre bas les armes aux deui maréehanx. Les Français dans Pra<;ue comptaient environ ^ 7,000 hommes de bonnes troupes, et le maréchal de Broglie en aval H 5,000 dans le camp retranché; tous étaient très disposés h se défendre; le premier qui aurait parlé d'une capitulation aurait été traité de félon et de traître par tous les gentilshommes. Que ne peuvent les Français sous des chefs intrépides ! Le maréchal de Belle-Isie était aimé du soldat, ou lui obéissait comme au génie de la guerre. Dans Prague et au camp retranché ce n'était pas une armée assiégée, car elle allait au loin battre la campagne; la nuit 12,000 hommes sortis de la ville se précipitèrent sur les teutos des Autrichiens qu'ils dispersèrent, s'emparant de 2,000 prisonniers, le gênerai de Monti en léle. Mais Ton perdit M. de Tessé, tué sur le coup, et le général Biron fut blessé grièvement à la tète des grenadiers de France ; ces sorties intrépides se faisaient au milieu de toutes les privations, la famine et les nialailies contagieuses dévoraient les assiégés sans que rien pût abattre leur courage; ils ,
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