MALADIE DU ROI
de ralmosphère, cette masse d'hommes réunis dans une seule ville firent tourner cette fièvre en malignité ; on eut des craintes sérieuses, sans cependant qu'il y eût sujet de s'alarmer : qui pourrait dire les soins tendres et affectueux que prodiguèrent au roi le duc de Richelieu et la duchesse de Châteauroux I bien qu'il y eût danger de contagion et que la petite vérole put se jeter comme une vieille avec ses ongles crochus sur ce beau visage pour le défigurer, la jeune maîtresse, si délicate, ne quittait pas le chevet du lit royal ; elle lui donnait tout de sa main , les breuvages les plus amers qu'elle goûtait elle-même, avecTamourle plus tendre, le plus nouveau, le plus dévoué. Le duc de Richelieu n'était plus ce courtisan 'out occupé de conquêtes et de maîtresses; par les Jonctions de premier gentilhomme de la chambre, il ^^ quittait pas le roi, qu'il amusait par le récit de '^nie aventures; surtout il lui donnait la fermeté du l^urage, le premier mobile d'une guérison prochaine; ^' était incontestable que le roi se rétablirait, car cette
^*^^> la nuit fort oppressé; le matin, à 11 h. 1/2, il est confessé; à
^* on le saigne encore du pied ; la nuit du 1 3 au 1 4 est assez bonne ;
^ 14, à 8 h. du soir, saigné du pied; la nuit du 15 au 16, depuis 9 h.
^^ Soir, le redoublement devient furieux ; le 15, à 4 h., le roi tombe
^os une espèce d'agonie ; à midi, le calme revient; la nuit du 15 au
^) à 1 h. après minuit, il a un léger redoublement; le matin il est
^Ucoup mieux; la nuit du 16 au 17 est entièrement agitée; celle
^^ 17 au 18 est bonne; le 18, beaucoup d'agitations et de vapeurs,
'^^ la tète libre et soulagée, le pouls bon, la parole facile ; la nuit