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maladie, de l'avis des médecins, n'avait rien de moH^
tel
avec des soms houis AV devait {[uerir.
Cependant les courtisans un peu en disgrâce voulurent ressaisir le crédit qu'ils avaient perdu. On se rappelle que, lors de son déport de Paris, le dauphin avait fait quelques démarches pour suivre le roi son père; par là on croyait all'aihlir le crédit de la duchesse de Chlileauroux et substituer un autre ministère à celui que dirigeait le roi en personne ; Louis XV avait cherché un prétexte pour empêcher M. le dauphin de suivre l'armée , et sa lettre louchante manifestait le dessein formel qu'il restât à Paris. Autour de ce jeune prince et de Marie Lecziiiska s'était formé un parti aux pieuses pensées, tout entier séparé de la cour frivole et gracieusement dissolue du icii Louis XV. La reine, l'amie, la protectrice de Tépiscoput, priait jour et nuit dans son oratoire, et ces princi|>es, elle tes avait inculqués au cwur du dauphin. Quand dune la nouvelle de la maladie du roi se répandit, il se lit un cri de douleur et
3 la convalescence est n
(lu 18 an 19 , le roi dort 1res bien, et II gardée coDimc commencëc. »
Détail! de la maladie du roi à itelz envoyé»
Maurepas, du IS août nu.
1 Nom tvans été ce matin dans une désolation inexprimable; le
rui était bu plus mal, et jusqit'ï 11 h. on n'attendait que la moi'L A
minuit, an envoya éveiller M. le duc de Cliartres ; il trouva le roi dans
lE DAUPBIH A MBTZ (1744).
d'inquiétude; le parti du dsuphin et de la reine s'agita ; B k'S incrédules et les courtisanes laissaient-ils mourii' un roi de France sans confession et le prince très chrétien sans faire acte de foi? » Louis XV avait défendu qu'on \tnt le trouver au camp, et cependant, la reine etledaupbin, prenant pour préteste le danger où il se trouvait, quittèrent subitement Versailles pour Metz, et le bruit public fut répandu que le roi avait à peine quelques instants à vivre.
11 se manifesta des douleurs profondes dans le peuple, car il aimait Louis W^, et le parti du dauphin vit tout h coup un moyen de renverser le pouvoir du duc de Richelieu et de la duchesse de Châteauroux. Â Metz, les princes du sang, et particulièrement M. le duc de Chartres, le premier d'entre eux, séparés de la favorite, commencèrent à s'agiter. Ce parti avait vu son crédit anéanti, son influence brisée, et il résolut de faire une démarche auprès du roi, dont on exagérait l'état fatal. Le duc de Chartres, fils de ce pieux duc Irléans, qui vivait en janséniste à Sainte-Gene-
a& itut effrayant; k 2 h., plus de coDoaissanre et de r^sig^iation ; ilJ«manita les saintes huiles; il voulut ensuite qu'on lui dît la messe. Mais la tiïle B'ébtit perdue dans l'instant, on d'en (A rien; an lui donna les veulouses, les mouches cantha rides el les (gouttes du général Lamotlie. Il souffrit tout avec une patience d'ange. A i h., ce prince *ï courugeui, si ferme, s'abandonna entièrement et ne lit plus aucun sigae. Depuis ce moment, il empira, son nez a'enQu, ses jeui Cbangèrent, su poitrine s'emplit, et ce fut uu assaut de vingl re-
viève, avait été élevé par son père dans les principes austères et rigides, ainsi que la reine et le dauphin; il ne pouvait concevoir comment on laissait un roi d France à la mort sans lui parler des sacrements : petit-fils de saint Louis mourir dans les bras d^un courtisane, aux doux murmures des contes libertin^^^g d'un gentilhomme spirituel! Cela ne pouvait être; ï ^^l fallait chasser la maîtresse et renvoyer le duc de Ri chelieu. A cet effet , la reine et le dauphin furent su le-champ prévenus, afin qu^ils vinssent en toute hà fortifier le parti des princes du sang à Metz.
Louis XV était-il aussi malade que la rumeur p blique semblait le dire? Son tempéramment, s» âge jeune encore pouvaient le sauver de la crise ;^ en Falarmant , n^avait-on pas crainte de le tuer? Cet considération ne retint personne; en vain le duc Richelieu voulut empêcher qu^on ne pénétrât dans chambre du roi pour lui révéler son état dangereu le duc de Chartres fit violence à toutes les consign Le privilège du premier gentilhomme était d^é
doublements les uns sur les autres qui fit désespérer. Ce fut grande consternation, lorsqu'un chirurgien du régiment d*Alsa vint se présenter sans être mandé ; il fut écouté et donna une poti< qui fit faire trois grandes évacuations dans le lit; et une heure apr il vomit beaucoup, ce qui a occasionné du mieux. Depuis ce temp^^^ le mieux s'est soutenu et a continué, on vient de le changer de lit ^^* de tout ; il a beaucoup de forces. Ce prince est plus grand qu'on peut exprimer; il a donné des marques de probité et de religion q
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