LES PRINCES DU SANG A HBTZ
nbre du roi et d'en refuser la porle et ce fut en vertu de celte coutume cjue le duc de Richelieu s'efforça d'empécber le duc de Chartres de pénétrer jusqu'au lit; le prince était [ fort, il le repoussa en lui jetant ces mots de mépris : ■ • Depuis quand un volet voudrait-il empêcher les princes du sang de voir un roi de France? n Puis, d'un coup de poing, il ouvrit la porte à deux battants et accourut au chevet du roi. Auprès de ce lit, le duc de Chartres ne fit pas entendre les molles paroles de madame de Châleauroux, les tendres et douces consolatious du duc de Richelieu, mais il exprima des remontrances austères: « N'était-il pas temps, en présence delà mort, de finir les scandales d'une malaflichée-, le roi devait rendre sa tendresse à la jeuse reine Marie Leczinska , rappeler auprès de lui le dauphin de France, s'entourer de ses proi^hes et de ses parents, les princes, défenseurs naturels de la couronne; enfin, se réconcilier avec Dieu par les sacrepinents.» A ces paroles graves, le roi se prit à pleurer;
ont fait fondre te monde en larniL'9. Il demanda pardon à tout le monde du scandale qu'il avait donné, et a dit que jusqu'à l'heure qu'il est Enfin, on ne peui s'imaginer tout ce viatique ; et depuis celle nuit, les da-
mes d'ici. Cette nuit, M. de Soii Itit :« Messieurs les g
t qu'il eût reçu le bon Dieu, j
I, étant BU chevet de si
n lit,
:iers, le roi m'ordonne de vous dire [ fie pour r^arer le scandale qu'il a causé , et ayant appris avec
depuis son enfance, il avait élé élevé avec ces puissantes idées religieuses qui n'abandonnent jamais le cœur; il écouta le duc de Chartres sans colère; bientôt vinrent autour de lui les évèques, le grand aumônier de France; les conseils austères ne lui manquèrent pas, et le roi les écouta tous; il ne défendit ni la ducliesse de Cliàleaurous ni le duc de Richelieu ; il lit tout haut la confession de ses fautes en demandant pardon de ses scandales : ils étaient grands; et le roi de France fut réconcilié avec TËglise. Les cérémonies du viatique prirent un caraclère île solennité, la cloche des agonisants retentit h la cathédrale de Meti..
M. d'Argenson s'était chargé des lettres de cachi et d'exil pour la favorite; il avait la promesse di premier ministère; il a^it auprès de la duchesse de Chàteauroux, faible femme, naguère si puissante avec rudesse, et comme pour se venger d'une autorité déchue ; la favorite s'éloigna sous la garde de M. de Richelieu , fidèle ami , preux chevalier. Dès ce moment, le parti de la reine et du dauphin resta maître
douleur que madame de Châleauroiu ae s'dlait retirée qu'i trait lieues, il lui âlnit la cliarge de madame la daupbinc, qui le chargeait de sa part Uc le dire è Al. le dauphin. i>lJ s'esl retourné du câlëdu roi el lui a demandé: «A 'est-ce pus là ce que Votre Mttjeitd n doDne de dire? " — n Oui, lui a rëpoudu le roi, el même la lii de madame de Lauraguais, et Je veui qu'elles si loin, uns retanlemuDl, que l'on aille le leur signifier. » Quel i heur c'eût été pour la France de perdre un pareil priacel ffoi*«