‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 56 sur 114 · CRAINTES SUR LA PRUSSE · texte numérisé non relu

CRAINTES SUR LA PRUSSE

qu'un ennemi incertain; on sait au moins à quoi s'en tenir'. Une fois la Bavière séparée de lu France, on n'avait plus de niénajrements ù garder envers elle; ou pouvait plus libremeul manœuvrer.

Mais une nouvelle bien plus grave et plus alarmante pour le cabinet de Versailles, ce fut la crainte d'une seconde déreclion du roi de Prusse. Déjà, dans lo première guerre d'Allemagne, un changement de face de Frédéric 11 avait einpécbé les armées françaises vîcLorieuses d'arriver à Vienne et de proclamer Charles-Aiberl ; sa trahison en pleine guerre avait alors préparé la situation périlleuse du corps expéditionnoire du maréchal de Belle-lsie, renfermé dans Prague, Maintenant Frédéric allait, dirait-on, défeclionicr une seconde fois, avec un mépris aussi complet Je la foi jurée. L'Angleterre lui offrait des subsides, Marie-Thérèse, la Silésie et le comté de Glatz ; on lui ■ttîsoitmème espérer quelques districts saxons, carses ■•"rtiées avaient déjà pénétré à Dresde. La Russie le pl'essait sur son flanc*. Nul mieux que Frédéric ne con- •ïoisHait l'à-propos des circonstances et la puissance

' Il 2r a toujours beaucoup de ressemblance eulre ccUe position de *-«>i»is XV en face d'une coiililmn et celle de NapoMon en 1B13.

La Russie alors était entièrement libre de ses moyens, la jiaîi *'*il conclue avec la Suède. « Le 27 juin 1713, les articles préli mi - "^ÏV^de la paix entre la Suède cl lu Rusaîc sont signés à Abo; l'é- *^Uon dn l'évêque de Lubcck pour successeur au trône de Suède y *st siipulée comme une des principales conditions, de laquelle on ***' dépendre In renonciation du duc de Hnlstein-Gottorp il set.

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