‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 58 sur 114 · LA PRUSSE BT LA SAXE · texte numérisé non relu

LA PRUSSE BT LA SAXE

il fut conduit à Londres; on craignait ce génie militaire, cette activité infatigable, et toutes propositions de rachat furent repoussées sous prétexte que c'était un prisonnier d'état pris dans une mission secrète où se mêlait Texamen des lieux, et peut-être même un peu d'espionnage. Au reste, Frédéric se maintint dans Talliance de la France et continua ses opérations en Allemagne, tout en négociant avec les Anglais et les Russes.

La Saxe venait d'être durement traitée par la Prusse ; ceci avait fait penser au cabinet de Versailles qu'on pourrait secrètement négocier avec l'électeur pour Teotraîner à une alliance défensive et offensive; une diversion de Saxons et de Polonais sur le flanc des ÂQtrichiens aurait aidé la France dans les opérations de la campagne, comme la diversion de Frédéric avait préparé le succès de l'année précédente. Ce fut un spectacle curieux de voir la France solliciter le concours de cet électeur de Saxe, roi de Polo- S[ne, qu'elle avait naguère combattu de tous ses efforts. Hais alors les intérêts n'étaient plus les mêmes; Stai^islas tenait son beau lot de Lorraine sans plus penser à Varsovie, et la Pologne, jointe à la Saxe, formait

^m&t avec une suite nombreuse. On dit le premier chargé de ^pwlqiies négociations auprès des puissances du Nord, relatives à la ^VBe de Francfort. Us se rendirent d'abord auprès de l'empereur; delàtaversant, pour aUer à Berlin, un petit territoire dépendant de ^'^Ifictom de Hanovre, près d'Ëlbingerode , ils furent arrêtés

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une barrière qu'on pouvait opposer aux Russes elaut Autrichiens. Le cabinet de Versailles alla bien Joio dans ses offres fi la Saxe; la Bavière ayant déserté la cause impériale, on proposait au roi de Pologne dele faire élire empereur d'Allemagne dans la diète de Francfort. Les trois grandes candidatures pour rempire appartenaient aux vieilles maisons de Saxe, do Habsbourg et de Bavière; la France soutiendrait fer — mement les droits de la Saxe contre Marie-Thérèse — De telles propositions étaient trop vagues, trop ineer*— taines, d'une réalisation trop difficile, pourqu^ell^^ pussent jamais décider un cabinet prudent à s^y ass< cier; les événements marchaient trop vite, et ceti négociation eut demandé une persévérance et d^ soins bien difficiles au milieu de Factivité de guerre.

Rien ne manquait à la co^ition, et les États-Gé néraux de Hollande, qui avaient hésité si longtemf>^ à prendre une part active et militaire , se déclarerez'!* hautement contre le roi Louis XV et la France; il élai* dans la condition de la Hollande de subir tôt ou tai.*^ le poids des intérêts et des querelles de l'Angleterre J les deux peuples étaient trop unis de dynastie pour n^

(20 dëccmbre 1744) et conduits en Angleterre. La France fut jusqu.'^ offrir de regarder le maréchal de Belle-Isle comme prisonnier de guerre et de payer sa rançon, ainsi que celle de son frère. Selon le cart^^ établi à Francfort entre les deux couronnes le 18 juin 1743, I* rançon d*un maréchal de France était de 50,000 livres. Lemioîs^

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