‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 6 sur 114 · II. S · texte numérisé non relu

II. S

lô LOUIS XV.

y avait deux rotes possibles pour la France : ou lai) neutralité complète et absolue, el ellese serait paiTaitemenl expliquée tout à la fois par les stipulations du traité de Vienne qui garantissaient à Marie-Thérèse la pragmatique sanction, et par la spécialité des intérêts germaniques dans lesquels la France n'avait pas esseatiellement un rôle à jouer ; ou bien le cabinet de Versailles se déciderait à prendre parti pour l'un ou l'autre des prétendants dans une guerre allemande; ce qui pourrait assurer tout à la fois sa prépondérance européenne et les frontières naturelles du Rhin. Le |)remier parti eût parfaitement convenu au cardinal de Fleury; la loyauté répugnait à la violation de l'article secret conGrmant la pragmatique Caroline '; et puis toute intervention amènerait nécessairement une guerre générale, et l'âge du cardinal ne pouvait plus convenir à cette situation. Déjà le parti de la guerre dominait les conseils du roi, les jeunes gentilshommes désiraient les champs de bataille, le cardinal

niinl, i^lccicuc du Bnviëre, et de Cunégonde Sobieski; il avait épousé, le 6 octobre 1733, Marie-Amélie d'Autriche, seconde Aile àe l'empereur Joseph. C'est sur cette alliance et sur le iestnmeut de Ferdinand I, fait en IbiZ, gu'il fondait ses droits â l'empire.

' Le prince de Lichlensleiu porta au roi de France ta nouvelle de la mort de l'empereur; il dit que la reine de Hongrie et de Bohême était persuadée que le roi lui uceordenit ses secours pour la maintenir daas sesdroits : n Vous assurerez la grande 'duchesse, dit Louis XV k Liclilenstein, combien je prends part à sa douleur et de toute mon affection, et vous lui manderez que je ne manquerai en rien à mes

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