‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 62 sur 114 · BATAILLE DE FONTEKOV (11 MAI · texte numérisé non relu

BATAILLE DE FONTEKOV (11 MAI

des t'oupes si remarquablement ferme portèrent le désordre parmi les gardes-françaises , déjà battues à Eltingen. En généra), c'était un mauvais corps dans une bataille que les gardes-françaises; j'en excepte les officiers braves et dignes; ramollies à Paris , dans une garnison si douce, les gardes n'étaient ni assez subordonnées ni assez braves pour répondre à ce titre de premiers grenadiers de France. 11 n'en fut pas ainsi des régiments de ligne; le régiment d'Aubeten-e résista vaillammËnt à la colonne anglaise qui déjà débordait Fontenoy et la redoute. Le duc de lîiron , à la tête du régiment du roi, attaque cette formidable colonne par le flanc gauche; un bataillon des gardes anglaises vient échanger un feu meurtrier avec lui. Ainsi à midi était le champ de bataille; trois atta- <]ues des Anglais faites de face sur les redoutes n'a- "vaient point réussi; l'attaque du bois de Barri avait «gaiement échoué; mais la formidable colonne des gardes flanquée d'infanterie d'élite avait fait une trouée ; elle venait de percer le centre de l'armée française, de manière que la journée était ans mains de

les clupeaiu en l'air au bout des baïoimettes, les compliments du maître à ses guerriers ; la visite des retranchements, des villages et des l'edoaleï si intactes j la joie, la gloire, la tendresse; mois le planclier de tout cela est du sang humain, des lambeaui de chair huiuaiae,

•c Sur la lin du tviouiphc, le roi m'honora d'uc la paix; j'ai dOpiïuhé des courriels.

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