IM LOUIS X
oetle colonne en pleine posiession da champ de bitaille. Le maréchal de Saxe avait évidemment perdi do temps ; il avait mis de la lenteur dans ses ordres, ear au lieu de laisser s'avancer paisiblement la colonne anglaise, pourquoi ne Tavoir pas arrêtée par des masses d'infanterie et le jeu de Tartillerie ? Il n'avait pas saisi le moment d'hésitation de la colonne anglaise; il fut lent; sa souffrance le rendait excusable, il mâchait une balle de plomb dans sa bouche pour étaneher la soif ardente qui le dévorait; sa faute im* mense fut d'avoir trop dégarni le centre de la position en y laissant un vide inconcevable. Le duc de Cuiiiber^ land était maître de la plaine, et ici commencent ces attaques irrégulières, brillantes et si coûteuses qui viennent se briser sur la colonne anglaise; elles supposent beaucoup d'intelligence dans l'officier et le soldat français, une bravoure incontestable, mais aucun principe d'ordre dans la bataille. Cette colonne de granit qui jette ses feux nourris de tous cotés, comment tente-i-on de la briser? Est-ce par grandes masses d'infanterie, de la grosse cavalerie, de Tartillerie; non encore, on la harcèle par petits pelotons; des escadrons de chevau-légers ou de carabiniers viennent s'émousser sur les baïonnettes; là, des régiments
« Aujourd'hui nous aurons un Te Deum sous une tente a'vec une salve générale de Tarmée, que le roi ira voir du mont de la Trinité. Cela sera beau. »