‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 75 sur 114 · LB DUC DE RICHELIEU A L*A.RMÉB (17^5). S · texte numérisé non relu

LB DUC DE RICHELIEU A L*A.RMÉB (17^5). S

chose de saisissant, de politique, d'animé, qai pénétrait tous les cœurs ; on rêvait de le voir à la tôte des iDonlagnards avec le manteau écossais el la toque bleue surmontc'e d'une plume de coq de bruyère, la claymore au poing, poursuivre les Anglais. On le TOyait rétablir les Stuaris sur leur trône légitime, et Vimagination ardente des gentllsliommes aimait à se- 'eonder ce projet.

Toutefois le cabinet de Versailles, plus prudent, plus circonspect que la noblesse , avait donné des instructions spéciales à M. de Richelieu : » On devait ménager les Etats- Généraux et l'Angleterre; si l'on favorisait trop ouvertement les Stuaris, on ne pourrait plus détacher la Ilollonde de la coalition et Ton se plaçait au plus mal avec la Prusse et une portion de l'Allemagne, n Les instructions du duc de Richelieu furent doubles et se résumèrent ainsi : « Beaucoup menacer et peu agir, être toujours sur le point de s'embarquer et ne point le faire; attendre la campagne de CbarleS'Édouard et ne plus hésiter si la victoire venait à lui. » Ce qui fait qu'en diplomatie on agit si lentement, c'est qu'on ne veut rien exposer et qu'on prévoit toutes les chances; certes il y a quelques avantages dans cette action si précautionneuse , mais que de périls et de dangers aussi causés par trop de prudence I Qu'il arrive un homme de génie, un de ces hommes qui se rient des obstacles, et l'édi-

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fice est violemment ébranlé ; tout craque , les pré* cautions disparaissent , c^est un géant que voua entourez d^un réseau, et quMl brise d^un geste.

SITUATION DE LA FRANCE (1746). ââ9

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