‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 84 sur 114 · NÊGOCJATION A.VEC LA HOLLANDE · texte numérisé non relu

NÊGOCJATION A.VEC LA HOLLANDE

Amsterdam. Il fui dit qu'on tiendrait des conférences diplomatiques dans le but d'un traité, et l'on choisit Breda de préférence pour faire croire aus États-Généraux qu'ils allaient agir avec une supériorité incontestée dans le congrès ', M. de Puysieux, d'une grande race de négociateurs , avait acquis une incontestable réputation d'habileté. Ses instructions bien simples portaient : o Qu'il devait offrir à la Hollande de se poser comme médiatrice entre l'Europe et Louis XV, et si elle refusait ce titre trop délicat peut-être, elle devait au moins se joindre à la France pour exiger la paix définitive à laquelle les Pays-Bas étaient si intéressés. Les principes d'une haute modération seraient proclamés par la France, Louis XV ne voulait garder aucune de ses conquêtes, mais établir un système de balance et de prépondérance européennes qui ne permettrait pas les brusques changements de territoire et d'intluence. » M. d'Argeiison, ministre des affaires étrangères, ayant reçu sa démission, M. de Paysieux fut appelé à ce département, et ce fut alors

■ ■ D'après les propositions du roi de France, il ae tenait dea conférences è Brcda [ftepteinl)re iTte), oii le marquis de Puysieui m'Ai! été envoyé en qualité de ministre plénipotentiaire, pour aviser me ceux d'Angleterre et de llullande au mofea de réconciliation MrtM les puissances. I.c murquis de Puysieux, aprba la démission du ■irnilii d'Argcnson (janvier 1748), fut appelé k sa place an miniiifere des affaires élrangcrea, el M. Dutheil, secrétaire du cabinet dn ni, partit pour Breda remplacer M, de Puysieu». »

M. Duthcil qui alla à Breda; on pouvait voir toute rimportonce que le roi mettait à ces conférences par le choix qu'il faisait de son premier secrélaire, M. Dutlieil, riiomme de sa confiance. C'est qu'alors les questions devaient se pousser avec activité, les États- Généraux venaient de s'engajrer plus avant dans les difficultés européennes afin d'en amener la solutiou déûnitive '.

Les embarras qu'éprouvaient les négociations venaient surtout des haines vivaces et profondes que le cabinet de Versailles avait soulevées en Europe; l'Angleterre surtout était pleine d'irritation contre la France. Les whigs couvraient de deuil les trois royaumes à la suite des désastres de Culloden ; lo plus noble sang écossais était versé sur les échafauds; le duc de Cumberland avec ses Allemands et ses Hollandais faisait une sanglante boucherie des hommes d'antique loyauté. Charles- Edouard, échappé s la triste défaite, avait trouvé asile sur un navire au pavillon de France; prince malheureux, il était venu chercher abri dans la capitale. L'appui que la Fronce avoit prêté indirectement au dernier des Sluarts exaspérait les wbigsj plus ils nvaleut été menacés par les

1 H L'abbé de Laville fui chargé de déclarer aux ElalB-GéiiëraiK que les principes de modération de son maître n'avaient pas clungd depuis SC9 nouvelles victoires. Les UoIlaDduia convaincus fiAa de la bonne foi de Louis XV, songèrent séiivuscmcnt à profiler decctu

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