‹ Louis XV et la Societe du XVIII SiecleChapitre 99 sur 114 · GOOVERHEUEHT DB LA MARQUISE · texte numérisé non relu

GOOVERHEUEHT DB LA MARQUISE

s'étaient bien rapetisses pour parvenir aux pieds de la marquise; Diderot, d'Alembert remuèrent toute»; les petites intrigues alin d'iiriîvei' au privilège de TEncyclopédie. La marquise de Pompadour étendit le sceptre de la beauté sur cette lourde compilalion ; telle était la puissance de sou esprit sur le roi , que Louis XV y consentit, et pourtant chacun sait les répugnances que le roi avait pour toutes ces idées de pLilusupbie qui attaquaient la nationalité et la politique françaises. Ce cbanne irrésistible de la marquise de l'onipadour s'étendit bientôt aussi à la politique générale; elle commençait à prendre une sorte de domination sur les secrétaires d'élat, à élever ses amis, à briser ses ennemis ; M. de Maurepas, fort aimé de Louis XV, ne s'était pas dévoué exclusivement à la marquise; son esprit caustique avait lancé contre elle des vers et des épigrammes; elle voulut s'en venger en l'expulsant du conseil, et y réussit; elle dutiulter longtemps coiitreles habitudes du roi, mais ne les dominait-elle pas toutes? M. de Maurepas s'attendait à sa disgrâce, il la subit avec cette résignation railleuse qui désormais n'épargna plus la marquise; élégant gentilboinmc, il fut obligé de se

où l'on ileva un bâtini<.'iit vasle el inagnifiquc à portée de Versailles. Pour soutenir celte manufacture fort chère el lui procurer du débit, chaque annde le roi en luisait apporter les productions dans sou palais , oii flk'3 étaient clalt^cs , et invitait 1

retirer dons une de ses terres, et s'y consacra

s son carac

étail tout â fait d

vie d epigramraes qui e tère frivole.

M.d'Argenson profita d'une portion de rhérilaijo politique de M. de Maurepas, et M. de Houille' fui nommé au ministère de la marine; c'était plutôt un financier, un liomme d'adininistrallon, qu'un esprit pratique , mais il était fort dans les intérêts de la marquise. M. de Macbault, qui allait prendre les finances , était un des esprits les plus distingués et dont radminîsti'atiou fut la plus large. Madame de Pompadour voulait que les ministres vinssent travailler dans le cabinet où elle assistait a l'expédition des affaires. Généralement ses conseils étaient bons, ils avaient de Toi^ueil, de la hauteur, de la fierté même pour le roi. Irritable au dernier point, elle souffrait avec peine les noëls et les couplets qui étaient les pampbtels de cette génération : quelques uns de ces couplets mordants ont survécu à ces époques frivoles. On supposait que devant la crèche de Jésus naissant venaient tour à tour le roi , la reine , les courtisans , pour faire leur hommage au Sauveur du

' Âatoine-Laujs de Rouillé, comle de Jouy, né le 7 juin 168l>, d'une ancienne lamille de robe, fut fnit conseiller au parlemeni de Paris le 3 décembre 171 1, maître des reijuËtes en 1717, intendinl du commerce en ITïâ, et mis à la tËtc de la librairie en 1731 ; eu I7U, Louis XV le nomma conseiller d'iïtal et commissaire de \a coiaptgûe des Indes. Il remplaça M. Uc Maurcpaa à la marine le 26 avril 1749.

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