‹ Louis XV, et le renversement des alliancesChapitre 213 sur 249 · ENTRE LA PRUSSE ET LAUTRICHE · texte numérisé non relu

ENTRE LA PRUSSE ET LAUTRICHE

Malgré l'accalmie apparente qui succéda aux émotions causées par le traité de Versailles, l'orage qui allait bientôt éclater commençait à poindre à l'horizon.

Les fils du réseau dans lequel Marie-Thérèse et son chancelier voulaient enserrer le roi de Prusse commençaient à se tendre. Pour mener à bien son entreprise, la diplomatie autrichienne pouvait compter sur la ténacité et la dextérité de ses directeurs, sur l'habileté de ses -> agents , [peut-être encore plus sur les fautes inhérentes au tempérament de son adversaire ; | mais il lui fallait surtout le temps nécessaire pour achever son œuvre. On se croyait sûr de la Russie , dont il avait fallu retenir l'impétuosité; mais quoiqu'un grand pas eût été accompli par le cabinet français, il y avait encore fort à faire de ce côté.

Quel que fût son désir d'en finir, il n'entrait ni dans les traditions, ni dans les vues de la cour de Vienne de précipiter une négociation dont elle entendait se réserver la conduite. Il suffit de parcourir les longs développements auxquels se livre Stahremberg dans ses dépêches, de lire les volumineux documents qu'il recevait de son

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